La lumière est faible, vu que la plupart de mes collègues sont au lit certainement à cette heure ci. Les porte de toutes chambres individuelles sont fermées. Tout est silencieux. J'adourcis mes pas.
Et Soudain, un phantôme aux cheveux longs me surprend.
" Et voilà! Tu es là, quel salope!" Ce phantôme qui a un visage très familier me crie d'une voix pas trop forte, en souciant de réveiller les autres dans ce bâtiment, "Je te cherche depuis le début de la soirée!!! Il n'est pas facile!"
Je reste en marbre.
Avec ce petit cri, il m'approche, feignant de me donner des gifles de colère dans l'air qui ne me touchent, en réel, pas du tout. Et ce acte surprenant fait glousser son compagnon, un autre collègue qui travaille avec moi au projet présent et, apparemment, qui l'aide à me chercher partout.
Ah oui, vous avez certainement constaté que ce n'est pas une scène qui sort d'un film d'horreur.
Par contre, vous témoignez plutôt la scène "émouvante" de la réunion entre W et moi après 3 ans de séparation.
W est un ancient ami à moi. Ce garçon petit de taille et très social est connu pour être rigolo. Non seulement il est capable de sympatiser avec qui que ce soit autour de lui très facilement. Avec sa présence, même la séance de travail la plus monotone serait animée dans un rien de temps.
Nous sommes sortis de l'université en même année. Et pour la première année en Algérie, nous avons travaillé au même projet d'irrigation à l'ouest du pays, où même la plus simple sortie exigerait un escort des gendarmes.
Dans un tel projet qui ressemble à un mini-prison, avec les mêmes expériences exhaustants au travail, W et Moi devient des amis proches.
C'est un garçon charmant sans aucun doute, mais son air flamboyant me fait reculer sur le plan sexuel. Donc notre communication reste pure et claire - une complicité amicale. Et je l'ai toujours suspecté gay. Pourtant, même après mon déclaration courageux de mon homosexualité à lui, il insiste toujours qu'il est hétéro et il me comprend entièrement.
Alors, cette compréhension a renforcé notre amitié. Et on devient de vrais amis... plus exacte... des frères ennemies...
Une assiette des fraises et organge, deux petites chaises, une petite table, deux amis séparés depuis trois ans et enfin réunis dans la petite chambre confortable de mon collègue.
Allongé sur le grand lit, W me lance un regard critique et reprend:
- Dit-on, comment tu deviens aussi gros comme un cochon?
- Regarde toi même d'abord, je réplique avec une forte ironie, on dirait une baguette vivante...
Il faut noter que, seulement parmis les amis les plus intimes, on oserait de faire des plaisanteries méchantes sans soucier d'énerver l'autre. Pourtant, ces plaisanteries ont bien dérangé l'autre collègue. Ce garçon marrié nous laisse, sous prétexte qu'il fait déjà trop tard (en fait, ce n'est pas du tout une prétexte, il fait 23H30), et pars se coucher dans la chambre juste à côté.
La porte entrouverte entre les deux chambres. On entend ses ronflements après quelques minutes.
Après avoir confirmé que l'autre collègue s'endors, W et Moi commencent notre vrai conversation intime.
- Alors, tout s'est bien passé avec le médecin? En disant Médecin, W désigne plutôt Monsieur. I.
Comment lui répondre? Une amertume se remonte dans la gorge, je me rappelle bien que, après mon rendez-vous agréable avec Monsieur.I , j'ai appélé immédiatement W pour lui raconter comment c'était merveilleux le rendez-vous...
- Bon, le meilleur et le pire... le rendez-vous est bien, mais après... il ne me contacte plus. Tout le temps son protable est éteint... je ne sais pas quoi faire... en tout cas, je n'ai rien espéré...
W me regarde silencieusement, ses grands yeux percent dans les miens, mais il reste toujours silencieux. Et puis, il me raconte ses propres aventures.
une assiette des fraises et oranges, une petite table, deux petites chaises, la petite chambre confortable de l'autre collègue et un grand lit. On commence le bavard entre deux amis proches qui se sont séparés depuis trois ans.
- L'autre jour, je prends mon déjeuner d'un restaurant normal. Je vois entrer un homme algérien bien habillé, l'air bien étuqué. Alors, par la politesse, je lui souris. Il me voit, il vient me causer. Puisqu'il a l'air d'un homme bien... et tu sais que je me sympatise facilement avec les gens... on a bien parlé.
Et il me dit qu'il est le directeur d'une société qui fabirque des meubles quelconques... mais je crois qu'il a plutôt un atelier de menuserie... et puis il m'a propsé de me rentrer chez moi en voiture, puisqu'il est véiculé. Et alors, je trouve qu'il est sympa, donc j'accepte... en plus, j'habites pas loin, donc je n'ai pas trop de soucis...
... au virage, il tourne à l'autre direction que je ne connais pas. Alors je lui indique immédiatement: " Non, j'habite pas là pas, vous aurez tourner à droite...." Mais il insiste qu'il connais le chemin avec certitude. Alors, je le laisse conduire. Le long de la route, je discute avec lui de tout et de rien. Soudain, il commencer à toucher ma main, je deviens immédiatement vigilant.
Je lui explique que je suis hétéro. Mais il ne me lâche pas, et continue à me dire: comment? mais tu aimes ça, non?
Alors, d'un moment, je ne sais pas comment lui refuser. Donc, je lève tout d'un coup la main vers l'avant en criant:
Attention, Danger!
(Cette réplique me fait beaucoup rire, W est toujours un gars rigolo même au cas d'harcelemment sexuel)
Il me lâche et continue à conduire. D'un air déterminé, je lui demande d'arrêter la voiture, sinon je vais appeler la police. Il a l'air intimidé par cette idée de police, et il accepte de me déposer chez moi.
Pourtant, soudain, j'ai eu de la sympathie pour lui, donc je lui di que j'ai un ami chinois gay, et c'est un beau garçon. Si tu veux, je pourrais te donner son numéro de téléphone...
- Il est beau? Je coupe tout d'un coup le discours de W, avec un fort intérêt.
- Salope, W me jette un regard de méprise, tu ne pense qu'ça...
- Ca veut dire tout simplement qu'il n'en est pas. J'ignore totalement le regard de méprise de W.
- Alors, W repend le discour, il a peur que je lui dénonce à la police avec son numéro de téléphone, donc je n'ai pas son numéro.
C'est la troisième fois que je suis dragué par un Algérien. La deuxième fois, un homme barbu m'a pris par le bras dans la rue quand je suis renctré chez moi le soir. Je lui ai demandé " Tu as bien vu que je suis un garçon, pas une fille?" et il m'a répondu " et alors?" en sortant de l'argent. Alors, pourquoi je n'attire que les hommes algérien?
- Tu me demandes, moi? je fais semblant d'être blessé par sa question, il fait environ 18 mois que je m'entraîne dans la gym, et j'attends tout le temps qu'un mec vient me draguer, même un tout petit peu, pour remonter ma confiance... mais non, rien. Et tu n'arrive que depuis 3 mois ici à Alger, et tu as déjà été dragué plusieurs fois???? Que le monde est injuste.
- Pourtant, je prend l'air sérieux, ils te draguent parce qu'ils pensent que tu es gay. Tes cheveux longs te donne vraiment un air efféminé, tu te rends compte?

A une grande ville au sud-ouest de la Chine:
Chongqing. Une ville très loin de l'Europe, très loin de l'Algérie. Une ville entouré par de grande montagne et surnommé "cité du brouillard", où les gens adorent les nourritures pimentés et les
filles locaux sont souvent considérés les plus belles en Chine.
heyao198257@hotmail.com, voilà
mon e-mail et MSN adresse.
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