Publicité

Présentation

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

A la salle de musculation

Mardi 26 mai 2009
Je n'ai jamais vu Monsieur. A aussi blessé. Pas malheureux ni désarmé ni triste: blessé, comme si la joie est filtré de sa vie et il ne reste plus que le mal.

Il s'assoit sur un banc à deux, devant un miroir qui reflet parfaitement ses épaules larges, à l'entrée de la salle où on trouve de lourdes machines en fer pour pratiquer la musculation. Son regard ne provoque pas, ne cherche rien. Il regarde dans le vide, en tenant un café, que je suppose, froidit depuis longtemps.

Cet image me fait triste. Pour moi, c'est toujours plus triste de voir un homme viril à l'air blessé, que de voir une fille aux larmes.

Ma tristesse est souvent beaucoup approfondie par le sentiment de mon incapacité à remonter son moral. Ah, oui... comment j'ai envi de partager les sentiments de ce garçon hétéro grand et musclé! Si j'étais une fille, je pourrais lui enchanter par une voix douce, lui caresser d'une main fine. Je rêve d'être la fille en qui il pourrais prendre des forces. Mais non, je ne suis pas une fille. Et pire, je suis un homo qui fait partie de son indifférence.

Ainsi, je reste dans mon coin, derrière une nouvelle machine et une bande des jeunes Algériens qui se moquenent tout le temps à haute voix en arabe, et lui regarde de loin.

Et je comprends son chagrin. La dernière fois, il m'a demandé de lui aider à acheter un aérographe en Chine, pour raison évidente: tout est moins cher en Chine. J'ai profité de cette occasion pour connaître un peu l'avancement de son travail à l'atelier. Il m'a dit " ... quelques clients" et j'ai compris la suite.

Si les beaux garçons musclé égalent les dieux à mes yeux. Ces dieux eux-même n'ont pas une vie en rose du tout: quand les sports qu'ils pratiquent ne ramènent pas suffisant d'entrées financières, leur vie professionnelle est plutôt malheureuse, et très souvent, ainsi que leur vie privée.
 
Il ne reste pas beaucoup de choix non plus.

Quand le contrat de mon amant constatinais, Monsieur. B, est expiré. Ce prof volleyball a atteint la limite d'âge pour faire la compétition. Au lieu de chercher en vain à devenir celui chanceux qui pourrait être l'entraîneur, il choisit de devenir agent de sécurité. Tout simplement.

Il m'appelle toujours, de temps en temps. Avec son français cassé et mon arabe presque brisé/nul, on s'échange un sentiment de confort, de parler avec celui qu'on aime et d'être écouté par lui.

Il m'a dit " je t'aime" au téléphone, et je lui réponds le même.

Et je suis sérieux. Pourtant, je sais bien que, s'il n'assume pas son homosexualité, il n'y a aucun espoir qu'on pourrait rester ensemble, malgré que chaque fois je le rencontre, mon coeur est rempli de joie folle.

Et je me dit parfois, si j'étais tellement amoureux de Monsieur. A - ce garçon hétéro qui me reste toujours indifférent, c'est parce qu'il me rappelle tellement de Monsieur. B - un homme que j'ai envi d'aimer mais je n'arrive pas.

La distance entre nous est une malédiction totale.



Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009
Je me sens frustré.

Non seulement parce que le brillant chanteur gay Adam Lambert a perdu le titre "American Idol" à un médiocre chanteur chrétien, mais aussi parce que les ressources humaines dans ma société m'annonce une mauvaise nouvelle: 

Ils veulent que je change de poste de travail.

Je reste toujours à Alger, mais ne travaille plus au projet présent. Il semble que je veux travailler pour une directrice à la direction. Et la rumeur me dis que les gens qui travaillent sous la direction de cette femme de pouvoir ont souvent une promotion plus rapide que les autres.

C'est peut-être une bonne nouvelle aux yeux de mes collègues, mais je me sens perdu:  si je travaille à la direction, je serais loin de la salle de musculation où je fréquente... ainsi, je ne vois plus Monsieur. A et les autres garçons que j'adore et qui ne m'adorent pas... dans cette salle où résident trop de mes mémoires.

Je me rappelle des agressions que j'ai subi pour aller dans cette salle... je me souviens de mon ancienne lutte incessable avec les taxieurs malins... je me rappelle de ma déclaration d'amour délirant pour l'étalon hétéro Monsieur. A ... et le sourir ultra-mignon du nounours kabyle ... La danse nounours sexy de Monsieur. S...

Comment je pourrais couper le fort lien établi finalement entre Monsieur. A et moi ?

Bon, il me reste toujours un peu indifférent, il ne me parle pas trop dans la gym non plus. Pourtant, je sais un jour qu'il découvrira avec regret qu'il avait raté l'amour du petit démon chinois... Ben, j'ai déjà répété cette scène émouvante dans la tête des milliers de fois, où un vieux Monsieur. A, qui reste toujours grand et musclé à son âge là, pleure comme un bébé en regardant ma photo avec une main tremblante. Hummme... On est libre d'aller un peu loin dans le fantasme, non?

Le fait est que personne dans la gym est au courant de mon changement du poste de travail. Ni Monsieur. A, ni le nounours kabyle partage les chagrins du petit démon chinois. Et j'ai aucune envie de leur raconter, ils comprendraient jamais d'ailleurs.

En plus, ça fait des jours que je contrôle strictement mes communications avec eux. Autrement dit, je m'éloigne par exprès de ces beaux garçons dans la salle de muscu, parce que... je sais que mes émotions pourraient être incontrôlable...

Je me force de ne plus les regarder (que c'est dur!), de ne plus me faire partie de leur conversation, sous peur que je vais laisser échapper inconsciemment un "je t'aime" quand je serais ensorcelé par leurs beaux yeux en parlant de n'importe quoi.

Parfois, je sens un peu de complicité de Monsieur. A quand les autres garçons me parlenent des filles et je fais semblant d'être fasciné par ce sujet. Je vois qu'il laisse suspendre un sourir aux lèvres. Il connais que je suis gay et il le garde toujours secret. Pourtant, ce petit sourir me rassure, et je ne regrette pas de ma déclaration d'amour pour lui qui nous a presque séparé pour de bon.

Quand j'ai finalement eu suffisant de courage de lui parler de cet changement fatal du travail. A ce moment-là, il a rien commenté, presque rien dit, comme d'habitude.

Et les jours suivants, il est venu me parler volontairement. On échange toujours des choses les plus banales du monde. Mais je ne vois plus d'indifférence dans ses yeux.

Son petit effort pour établir le contact entre nous m'a fait presque pleurer. Tu vois, je suis un bordel... une vrai fleur bleu trop sensible...

Le monde est vraiment fou. On n'apprécie pas les gens qui existent dans notre vie et qui nous aiment, et on commence à les apprécier quand ils vont partir.

This is a mad world...


Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008
Tu te rappelle de mon petit chat noir que j'ai adopté il y a un bon moment? Ben, je le laisse rentrer à la nature maintenant, c'est-à-dire je le met à la porte et le fait sortir de ma petite chambre rêgnée par les puces.

La raison pour cet abandon est bien convaicante à tout le monde: Non seulement cet petit chat noir est incapable de transformer en prince charmant dont j'ai rêvé dès le premier jour d'adoption, mais aussi il s'en fiche de la solitude de son maître (c'est-à-dire, Moi!) et prend la liberté de sortir et s'accoupler avec les autres félines sauvages, de sorte que ma chambre a plein de puces gênantes qu'il ramène.

Sous les attaques piquantes des puces, il fait presque une semaine que je n'arrive pas à bien dormir, y incluant le jeudi dont j'ai passé une nuit blanche. Enfin, l'insomnie devinet mon copain dès le jour où Monsieur. A refuse de reconnaître mon homosexualité. Mais quand même, je voudrais avoir la liberté de choisir entre Ne pas dormir bien volontairement en pensant à M.A et Ne pas dormir bien involontairement piqué par les puces. Ainsi, j'ai fait une cruelle décision de laver tous mes vêtement, toute la literie en plein d'hiver, nettoryer deux fois par jour le sol, et met une énorme quantité de produits anti-puces partout dans ma chambre en transformant ma chambre à un enfer de poison pour les puces (Oui, je suis un petit démon qui aime l'enfer et j'ai essayé presque toutes le marques anti-puces que je peux trouvé dans le marché, sous peur que les petits insectes dans ma chambre s'habituent à s'immuniser à un certain produit).

Et finalement, les puces sont parties (ou morts, je ne sais pas). Je retrouve ma tranquillité (sauf que mon voisin commence à faire des bruits de nettoyage en pleine nuit). Mais la mémoire de Monsieur. A reste toujours là, impossible de la faire sortir de ma tête.

Ben... C'est peut-être un peu tôt pour parler de la " mémoire", en voyant que Monsieur. A reste toujours dans ma vie quotidienne. Oui, je continue toujours à m'entraîner dans la salle, et Monsieur. A est toujours là. En tant qu'un entraîneur, il ne pourrait pas quitter le travail chaque fois un homo lui déclare l'amour, non?

Tout simplement, il me traite comme l'air. Autrement dit, je deviens Monsieur. Invisible pour lui. Autre Autrement dit, il ne me parle plus, il ne me regarde plus, il ne s'arrête plus pour me parler quand on se croise. Notre relation se restreint à de simples salutions limités "salut-au revoir". Et Une fois j'ai essayé audacieusementde lui embrasser, il m'a poussé gentiment derrière en disant "non, je préfère qu'on ne s'embrasse pas": la dernière phrase qu'il m'a adressée. Point d'exclamation et point finale.

Bon, si j'étais 99.9 % sûr que Monsieur.A est hétéro avant, maintement je suis 100% sûr qu'il en est. Pourtant, cette 0.1% de différence m'a rendu compte que c'est désespérant de... bon... espérer quoi que ce soit avec Monsieur. A. Alors, chaque fois je le vois dans la salle, je me sens misérable et misérablement solitaire.

Et tout doucement, je commence à lui éviter: éviter de lui croiser, éviter de lui affronter, éviter de rester dans la même chambre que lui. En même temps, il me parâit que ce garçon devient de plus en plus beau. Hier soir qu'il a porté un pull blanc, malgré mon envie de ne plus lui regarder, je n'ai pas arrêté de lui bigler. Quand je pourrais retrouver ma sérénité auprès de ce garçon?

Pourtant, c'est quasiment impossible de retrouver la sérénité d'esprit: Le nounours Kabyle est rentré de l'Angleterre !!!!! Ahhhhh... !!

En tant qu'un gay, surtout pas un gay " type algérien" prétendu par de nombreux Algériens bisexuels sur Internet, mais un gay pur, on serait toujours troublé facilement par la beauté physique. En face d'un garçon aussi beau que le nounours kablye ( grand, costaud, blond, sourir hyper migon), j'admet que je me sens faible. Secrètement, j'appelle le nounours kabyle "Monsieur. Bonbon aux yeux" (sous-entendu quand on le regarde, on a le sentiment que les yeux sont en train de goûté quelques choses agréables). Mais tu sais, le bonbon sucré est mauvais pour la santé, et Monsieur. Bonbon aux yeux est aussi nuisible à la santé morale d'un simple garçon chinois.

Consient de ma faiblesse pour Monsieur. Bonbon, je fais exprès de m'éloigner de lui. Et une fois encore, malgré mon intention bien déterminée initiale, je me trouve souvent au milieu des conversations en anglais avec lui. Quel est mon problème? Est-ce que je suis incapable de m'éloigner des beaux garçon de la salle de muscu ???

Evidemment, Monsieur. Bonbon est hétéro, vu le fait qu'il n'arrête pas de parler des filles et me supplier de trouver une copine chinoise pour lui. Chaque fois en voyant ses grands yeux verts séduisants le long avec ses demandes: Song, trouvez moi une copine chinoise..., j'ai de la peine à ne pas lui répondre: Non, chéri, il y a pas de filles chinoises disponibles, mais il y a un garçon chinois disponible, tu en veux ???

En plus, ce garçon est un provocateur!!! Sa hétérosexualité lui empêche pas de me déclarer devant tout le monde dans la salle parfois: SONG, tu me manques grave!!! Et malgré mes regards furieux enver lui comme une réponse directe, il continue à me sourir. Je sais que les garçons hétéros dans la salle aiment me plaisanter, ils vont rire et puis oublier tout,  mais je n'ai pas besoin de ça!!! Les provocations me rendent tout simplement plus miséralbe, en me rappellant comment j'ai envie d'un petit bonhomme et combien je suis solitaire.

Bon, il ne va pas entendre mon souhait secret au coeur, et je souhaite en vain qu'un jour il me comprendra.

Quand à l'expérience Angleterre du Monsieur. Bonbon, c'est assez compliqué, en général, l'histoire n'est pas en rose.  Certes, à Londres, il y a de fancy clubs, de belles filles, d'une vie plus confortable, et moins de restreintes réligieuses... dans la condition que tu es riche. Pour un garçon immigré qui n'a pas trop de moyens et doit travailler au chantier pour survivre, bien qu'il est beau et costaud, on s'intègre pas facilement à cette vie occidentale. Et ce voyage à Londres de Monsieur. Bonbon s'agit aussi de l'intention de se marier avec une Anglaise pour obtenir la carte de séjour, d'une aventure avec une fille thailandaise... Enfin, je ne sais pas lui juger. On fait tout pour avoir une meilleure vie et on s'en fiche des moyens utilisés.
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008
SONG: Salut, tu es toujours fâché?

Monsieur. A (d'un ton plus calme): Non, je ne suis pas fâché.

SONG: Je suis désolé et je te demande des excuses, mais si tu avais du temps, j'espère qu'on peut se voir et je peux t'expliquer tout.

Monsieur. A: Tu n'a rien à expliquer, et tu n'as rien dit, OK? Rien à m'expliquer. Allez, Ciao.

SONG: OK... Ciao.
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008
... ...

SONG: ..., tu as raison, Monsieur.A.

Monsieur.A: Quoi? Qu'est-ce que tu veux dire??

SONG: Tu te rappelles la question que tu m'as posée l'autre soir? Ma réponse est oui.

Monsieur.A:  Pourquoi tu veux me parler de ça? Qu'est-ce que tu veux, SONG?

SONG: Tu es fâché? J'espère que tu n'es pas fâché contre moi...

Monsieur.A: On a déjà parlé de ce sujet, SONG!!! Tu sais que je suis dégoûté par ce genre de chose et tu connais bien mon attitude!!

SONG: Mais je t'.... te respecte...

Monsieur.A (d'un ton furieux): C'est bon!! Bonne soirée!

Monsieur. A accroche le téléphone brusquement.

...

... Quelle idée!!! J'ai fait une autre gaffe!!!! Et c'est la faute totale du petit démon lâche qui me pousse à lui dire au téléphone! Qu'est-ce que je dois faire maintenant?
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 12 octobre 2008
... ...

Monsieur. A recule deux pas, et s'appuit aux rampes de l'escalier. Quand il se met à l'aise, avec une certaine paresse, il me regarde silencieusement pendant un instant, et me dis:

- Laisse-moi deviner! ... Tu es gay?

Tout d’un coup, le monde autour de moi n’existe plus, comme si on tombe dans un noir absolu. Je n’entends plus rien, plus de bavards des passants, plus de bruits lointains des voitures dans la rue… plus rien.

Je regarde Monsieur. A. Il a déjà détourné son regard vers l’avant, comme si ma réponse vole comme un papillon dans l’air en face de lui. Et il retrouve son cool. L’expression sur son visage est plutôt… froide, de sorte que je ne peux plus lire ce qui est dans sa tête maintenant.

Je sens que le petit démon chinois rigolo commence à me pousser de l’intérieur, à dire les bêtises, pour lui confondre, et je le fais ainsi. D’un ton faible, j’entends ma voix légèrement tremblante lui dire :

- Non, je ne suis pas gay ! Mais je suis transexuel !

Une fois cette phrase sortie de ma bouche, je me fige sous l’étonnement, et je n’arrive pas à croire ce que j’ai dit. Une telle connerie !!!

Et voyant Monsieur.A, il est apparemment surpris et figé par cette déclaration choquante. Les muscles de son visage forme un grand point d’exclamation, comme s’il vient d’avaler une grenouille morte.

Heureusement, j’arrive à pousser des rires exagérés pour lui transmettre le message : Je plaisantes, mon vieux !! Je ne suis pas sérieux...

Entendant mes rires, il paraît un peu soulagé et désarmé. D’un air tout fatiqué et pressé, il me dit rapidement avec un geste de la main: Song ! Si tu ne veux pas me dire...

Il tourne son regard vers le côté, sur son visage, je constate une expression difficile à déchiffrer : un peu gêné, un peu douloureux, un peu déçu ??? Et il reprend :

- ... Alors, ne me dis pas ! Mais je dois vraiment m’en aller !

Ensuite, sans me laisser le temps de répondre, il détourne le talon et se dirige vers l’escalier de l’autre côté qui conduit vers le haut, d’un pas tout pressé.

-    OK, on laisse pour... la... pro...chain..., en voyant s’éloigner la silhouette de ce gars costaud, qui ne peux plus m’entendre de loin, je suis convaicu que ce n’est pas la peine de terminer cette phrase.

Quand je dscends l’escalier qui a témoigné mon drôle de déclaration, le court soulagement est remplacé par un énorme de regret. Chaque marche en descente signifie un niveau plus haut de mon regret.

Qu’est-ce que j’ai fait ?

Une telle connerie à cette soirée fatale !

Pourtant, c’est une soirée d’automne tellement agréable !

Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 9 octobre 2008

" Quoi, SONG? Quoi veux-tu dire? J'ai déjà des problèmes de palpitations, maintenant je vais avoir une crise cardiaque!!!"

En criant doucement ces mots là, Monsieur.A se tient juste devant moi comme une statue greque. Pour la première fois, il me regarde tout droit dans les yeux. Sous ses regards acharnés, je suis obligé de baisser mes yeux pour éviter ses regards agressifs.

Rivière de sueurs... à cette nuit d'automne, je transpire beaucoup.

Ca n'aurait dû pas comme ça. Tout ne s'est déroulé pas comme prévu. On n'aurait dû pas rester ici. Je n'aurait dû pas le lui dire dans cette circonstance. Je te rappelle que, selon mon sénario idéal, j'aurait dû déclarer mon amour à Monsieur.A - mon entraîneur grand et musclé - dans un restaurant confortable, avec des serveurs aux cravattes autour... pas comme maintenant...


En fait, je n'aurais dû pas traîner à lui dire ce que je voudrais toujours lui dire, parce que tout ne marchait pas comme prévu dès le début, j'aurais dû saisir le signe...

Le sénario idéal du petit démon chinois: on va choisir une table au terrasse à l'extérieur du restaurant, où il y a moins de clients. Et après l'entrée des plats froids - autrement dit salades - je veux annoncer mon homosexualité à Monsieur. A, et on va approfondir ce sujet ensuite... Pourquoi le restaurant? Ben, dans ce cas, moins d'opportunité pour Monsieur. A de se fâcher et faire une scène au public...

Pourtant, en s'approchant du resto, quand j'ai proposé gentilement à Monsieur. A de choisir une table extérieure, sous prétexte que l'air dehors est plus fraîche et tout, il a refusé et insisté de s'asseoir dans la salle climatisée à l'intérieure du restaurant. OK, il est automne, et il ne fait plus chaud, mais sache quand même que c'est moi qui invite Monsieur. A à dîner. Et maintenant il comporte comme si je suis son invité. Il faut savoir aussi que c'est une petite salle, dans laquelle tout le monde peut entendre tout le monde, sans mentionner les garçons qui se circulent parmis les tables.

Donc, j'ai repris ma propostion.

Monsieur.A l'a refusé fermement et se dirigeait déterminement vers l'intérieur du restaurant. A l'entrée, les serveurs nous accueillaient poliment avec des sourires. Je comprends leurs sourire de complice, parce qu'ils nous connaissaient bien, et j'ai déjà invité Monsieur. A une vingtaine de fois dans ce restaurant, y inclu celle-là où le chef des serveur m'a chuchoté à l'oreille: Ton copain Kabyle est très beau!

Hélas! Pourquoi tout le monde aperçoient mon petit secret d'amour, sauf celui dont je suis amoureux ???

Avec un sourir malicieux, le chef des serveurs nous a conduit au coin du restaurant. Deux tables plus loin, c'était un vieux monsieur et une jeune joli femme en une conversation animée.

Avec une telle complicité, le chef des serveurs ne nous ramènaitnt pas les menus, il savait que nous sommes familers avec les plats sur le menu, et il attendait notre commande silencieusement à côté de notre table.

Ok, j'admet que je n'ai pas besoin de lire le menu, parce que chaque fois je viens ici, je commande exactement les mêmes choses: une salade de thon et un escalope de dinde, sans doutes les moins chers...

Et Monsieur. A a commandé le gratin des fruits de mer et le spaghetti aux fruits de mer, sans doute plus chers... d'accord, ce n'est pas le moment de penser à l'argent maintenant. Je dois me concentrer sur ma confession d'amour.

On dirait, si tu veux conquérir le coeur d'un homme, il faut d'abord conquérir son estomc. C'est pour ça que j'attends silencieusement la fin de l'entrée, autrement dit, après que Monsieur.A dévore son gratin des fruits de mer, pour déclarer mon amour homo.

L'ambiance à table du côté est plutôt acharnée. La joli jeune femme a poussé plusieurs rires de joie. En revanche, dans notre coin... un silence gênant. Normalement, c'est moi qui parle parle pour forcer avancer une conversation avec Monsieur.A qui n'a jamais trop causant avec moi. Maintenant j'attends avec impatience mon salade, et s'inquiète comment dévoiler mon secret, et je ne suis pas du tout dans le moral de sourir hypocirtement et parler...On tombe dans un petit moment de silence glacé.

Enfin, c'est Monsieur. A qui brise la glace. Il demande si ma famille va bien.

- Je ne sais pas, réponds-je un peu nerveusement.

- Tu n'as pas appelé ? Demande Monsieur.A avec une certaine distraction.

- Si, réplique-je, et la dernière fois je parlais avec ma mère, elle me demandait encore  de l'argent pour acheter un appartement.

- Tes parents vont déménager alors? Demande Monsieur.A.

- Non. C'est pour ça que je m'énerve un peu. Ils ne veulement pas déménager, mais ils veulent acheter un autre appartement au centre ville. J'ai fait des économies pour mon avenir, et je ne peux pas donner une grosse sommes comme ça...

Qu'est-ce que je suis en train de faire???? Je ne suis pas venu ici pour traiter mon problème familial.

Monsieur. A m'écoute silencieusement, ou plutôt... il regarde à côté d'un air distrait silencieusement.

- Et toi? ça va? je demande Monsieur à mon tour.

- Pas tellement, SONG. J'ai des problèmes de palpitation. Et le médecin m'a dit que je suis trop stressé récemment, et je ne dors pas bien la nuit, réplique Monsieur. A d'un air fatiqué.

- C'est à cause du travail de ton nouveau atelier? Je lui demande attentivement.

- et ta nana à Pékin? Demande brusquement Monsieur. A en tournant la tête vers moi.

- Nana? Quelle nana?

Cette question brutale me panique un peu. Mais je retrouve très vite mon calme, et je reprends rapidement:

- Je n'ai pas une nana à Pékin.

Il faut laisser savoir Monsieur. A que je suis totalement disponible maintenant!

- Mais tu m'a dit que tu as une nana, non ? réplique Monsieur.A.

XXXXX! Pourquoi il ne lâche pas ce sujet? En fait, c'est vrai que j'ai mentionné une "nana" dans une conversation du passé au restaurant avec Monsieur. A comme celle-ci. Mais en disant "Nana", je voudrais dire plutôt un "nana" poilu et barbu: mon ex-copain.

Vu son air un peu gêné, je fais semblant de comprendre tout d'un coup sa question en faisant un geste de déchirer:

-... Ah, ça! Il fait longtemps qu'on s'est séparé!!! Ha ha...

Drôlement, c'est la vérité.

D'ailleurs, sérieusement, où sont les putains de plats d'entrée qui pourraient me sauver de cette situation embarassante???!!!

Ma salade et le gratin des fruits de mer pour Monsieur.A sont finalement servis. Je me concentre immédiatement à manger, comme si cette salade a un pouvoir surnaturel, une fois je la dévorait, j'aurais le courage de dire n'importe quoi.

Quand je presque finis ma salade, je lève la tête et prononce d'une voix miniscule: Ben... je...

Il paraît que mon interlocuteur goûte attentivement son gratin sans m'entendre.

Alors, j'augmente le volume de ma voix: Monsieur. A, je veux dire...

Mon interlocuteur se communique toujours attentivement avec ses fruits de mer, d'un air tout distrait, sans me faire la moindre attention.

Ainsi, j'augmente encore le volume, qui dépasse finalement les bruits d'ambiance autour, et cette fois-ci, monsieur. A lève la tête vers moi et me jette un petit coup d'oeil, comme s'il me demande: Qu'est-ce que tu as ?

- Excuse-moi, le serveur surgit tout d'un coup à côté de la table et prend mon assiette de salade, et puis mon escalope de dinde est servi, avec un peu de pate de pomme de terre et des frites.

Je n'ai pas prévu que l'entretemps entre l'entrée et le plat principal est tellement court que je n'ai pas pu dire la moitié de ce que je voudrais dire.

Bon, en tous cas, je ne me sens pas prêt à le dire. Donc, je commence à jouer avec mon escalope. En même temps, Monsieur. A a fini son gratin, et on lui a servi le spaghetti des fruits de mer. Il semble qu'il aime beaucoup les fruits de mer...?

Pour la première fois, je sens que la nourriture devant moi est difficile à avaler. Il n'y a aucun gôut quand je la met dans ma bouche, sinon... amertume.

Quand j'ai fini 2/3 de mon escalope, je décide de ne plus attendre. Pour bien profiter de ce courage impulsif, je regarde dans les yeux baissé de Monsieur. A et dis:

- Ecoute! Monsieur. A, je ... ... je ...

Un pause de trois secondes.

- Bon, quelque chose tu veux dire? Maintenant, Monsieur.A me regarde aussi dans les yeux, d'un air intéressé.

- Oui, j'espère que tu n'es pas pressé à rentrer ce soir...

Je ne supporte pas un tel regard intense, et je détourne immédiatement le sujet.

- Justement, j'ai un rendez-vous avec un copain, et tout à l'heure, je l'ai appelé, et il ne répond pas. Est-ce que tu peux me prêter ton portable ?

C'est pour ça qu'il a emprunté le portable de Monsieur. S tout à l'heure dans la gym, parce qu'il n'a pas d'unité.

- Ce n'est pas une nana que tu va rencontrer? Je lui taquine.

- Non, c'est un copain, un garçon qui va souvent à la mosquée, réplique Monsieur.A en pressant mon téléphone à l'oreil. Il m'a appelé ce après-midi, et m'a dit qu'il a quelques choses très importantes à me dire, et il veut me voir face à face ce soir.

Malgré le fait que c'est un garçon musulman et pratiquant qu'il va rencontrer, j'ai soudain une idée drôle dans la tête: Peut-être c'est un gay qui voudrait aussi dénoncer son amour à Monsieur. A ce soir!!!!!

Dans ce cas, aujourd'hui serait vraiment particulier pour Monsieur. A: Deux homos à la fois, ha!! Bon, je dois vriament arrêter cette imagination absurde et me concentrer à ce que je fais maintenant.

En souhaitant secrètement que personne ne répond pas au téléphone, Je vois avec amertume que Monsieur. A commence à parler au téléphone avec ce garçon-là.

Et une fois accroché le téléphone, Monsieur. A me dit d'un ton sérieux: On part? Il m'attend juste en haut. Il m'a dit qu'il a laissé son portable dans le sac et n'a pas entendu mon appel tout à l'heure. Je me demande pourquoi il n'a pas vu mon numéro affiché...

" On part? on part? On part?...."

Cette petite question me paraît comme un grand tonnerre. Je hurle comme un fou à l'intérieur: Non..... On n'a pas encore pris le désert... et je compte de te dire "je t'aime" quand on goûte à l'aise du chocolat... Je ne veux pas partir maintenant!!! Et je ne veux pas que un Algérien te dit "je t'aime" avant moi!!!!!

En voyant que je ne bouge pas, pressé, Monsieur. A me demande une fois encore: On part, SONG?

"... OK", je donne mon accord avec énormément de difficulté, " On peut attendre jusqu'à où le serveur nous apporte l'addition..."

Mais avant que je termine ma question qui contient mon dernier espoir de prolonger ce petit moment ensemble, Monsieur. A s'est déjà détaché de la chaise et pris son veste. Silencieusement, je prends aussi mon veste et mon sac, comme un chien abattu, et traine mon pas vers la caisse.

Le chef des serveurs derrière la caisee me demande en souriant "ça va bien?".

Ben...est-ce que j'ai l'air d'un garçon heureux et satisfait????, je lui demande silencieusement en sortant de l'argent.

A côté, Monsieur. A paraît tout à l'aise. Ben, je me souviens qu'il est moins à l'aise quand j'ai payé notre dîner pour la première fois dans ce restaurant.



Mes jambes sont lourdes. Ma tête ne fonctionne plus. Ressemblé à un homme sans âme, Je suis le pas de Monsieur. A sortir du restaurant. Quand on atteint l'escalier pour descendre au sous-sol, Monsieur s'arrête d'avancer et tourne le dos:

- Bon, SONG. Puisqu'il m'attend en haut, je te laisse ici.

En une ou deux secondes, je fixe mon regard vers le sol et je ne bouge pas.

Monsieur. A se tient juste devant moi, au milieu du palier, devant un grand escalier. Deux mètres plus loin, ce sont les rampes du bord de cette étage.

Les mots que j'ai refoulé au coeur commencent à devenir piquants, douloureux. J'ai mal au coeur, tellement mal que je ne contrôle plus ma langue, et je ne contrôle plus mes emotions:

- Monsieur. A, reste une minute, j'ai une chose très importante à te dire.

" Quoi?" demande-t-il. Drôlement, à cette dernière minute, j'ai l'impression qu'il m'écoute avec attention.

"Je suis... je... je suis... est-ce que...", je traine les mots sans pouvoir prononcer une phrase complète.

" Quoi, SONG? Tu veux me dire quoi?" , demande Monsieur A, plus fort.

""Je suis... je... je suis..." les mots se tournent sur mes lèvres... Et je me déteste!

" Quoi, SONG? Quoi veux-tu dire? J'ai déjà des problèmes de palpitations, maintenant je vais avoir une crise cardiaque!!!", me hurle doucement Monsieur.A, et je n'ose pas regarder le visage de Monsieur.A.

" Allez! Dis-moi", Monsieur. A commence à se stresser, " Donne-moi au moins une idée de ce que tu veux dire, un secret? Un scandal?"

"Non." je lève finalement mes yeux, et je vois le visage confu et nerveux de Monsieur.A, qui a perdu certainement son "cool". Avec une voix tremblante, je lui dit: " C'est plutôt un tabou en Algérie."

"Un quoi?" , Monsieur.A n'a pas bien saisi le mot que j'ai mal prononcé.

"Un tabou! Une interdiction" Je répète, avec les mains froides, mais d'un ton ferme.

"Alors, dis-moi!", Avec un geste exagéré, Monsieur.A me demande une fois encore. Pourtant, je ne sens pas qu'il est en colère, plutôt pressé.

Je me sens totalement figé. Je ne peux pas le dire, je n'arrive pas, je n'arrive vraiment pas...

"Tu es un extraterrestre?", devine-Monsieur. A avec un sourire bizarre.

"Non." avec cette petite plaisanterie, j'arrive à sourir un peu, légèrement soulagé, " on n'est pas dans un film science-fiction quand même!"

" Alors...quoi? Tu es mort?", Monsieur. A réplique avec un grimace.

OK, pour la première fois je découvre que Monsieur. A est en effet un garçon avec un esprit d' humour.

Mais cette petite plaisanterie me fait presque pleurer. "Non," je lui réponds, " Mais je préfère mourrir si je ne te dis pas que..."

"Ah, bon, jusqu'à ce point-là!" En répliquant, Monsieur. A a sourit un peu.

Pourquoi il a sourit? Il le trouve amusant ce que j'ai dit ???

"Tu vas me détester si je te le dis..." , j'aspire profondement et je reprend, "Je ne veux pas t'énerver... et... tu sais bien que je t'aime beaucoup... et je te respecte cent pour cent... alors..."

En même temps, Trois garçons algériens montent l'escalier, bloqué par Monsieur.A et moi, qui se tiennent juste au milieu, et nous jettent des regards curieux.

J'ai laissé passé les Algériens et je reprend en indiquant les rampes au bord de l'étage, " On pourrait parler là? On bloque le chemin ici".

"Alors, tu n'as pas peur que je m'éneve et te jette de là au sous-sol ?", il semble que Monsieur.A s'amuse encore de mon comportement étrange.

... Ok... il y a quand même une hauteur de cinq mètre environs du sous-sol de cette étage. En plus, il n'a pas bougé un pas quand il m'a dit ces mots. Alors, je ne veux pas prendre le risque.

S'il veut rester ici, on reste ici, pas grave...


Toutefois, Monsieur. A recule deux pas, et s'appuit aux rampes de l'escalier. Quand il se met à l'aise, avec une certaine paresse, il me regarde silencieusement pendant un instant, et me dis:

- Laisse-moi deviner! ... Tu es gay?

A suivre.
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mercredi 8 octobre 2008

Une fois sorti de la vestiaire de la salle de musculation, je m'occupe à me chauffer pour l'entraînement d'aujourd'hui: Les jambes.

En même temps, mon esprit est en train de se chauffer aussi.

Tout à l'heure, La réaction des gens près de la réception me fait réfléchir. Et je crois que je commence à comprendre la situation autour de Monsieur.A maintenant.

Depuis très longtemps, je suis vraiment censé de mes propres sentiments: Comment j'étais blessé par l'indifférence de Monsieur.A et comment il ignore toutes mes insinuations. J'ai jamais pensé à voir les choses du côté de Monsieur.A. Aux yeux d'un homme hétéro comme Monsieur.A, comment il voit les choses? Comment il voit mes gros bisous sensuels quand tout le monde nous regarde?

Je me rappelle qu'avant, un garçon dans la gym me taquine en disant "Cet été je vais me marier, et je vais t'inviter à mon marriage, avec ton amour Monsieur.A ..."

Je me rappelle aussi que chaque fois, après que j'embrasse Monsieur.A, le nounours musclé Monsieur.S va rire nerveusement et puis faire des moqueries avec les autres adéhrents dans la salle.

En plus, ce que dit la belle femmes en trico moullant de tout à l'heure à la réception...

Est-ce que tout le monde dans la salle ont senti quelques choses particulières qui dépassent une simple amitié quand j'embrasse Monsieur.A chaleureusement sans aucun soucis au public?

Mon pauvre Monsieur.A! Peut-être depuis très longtemps, en tant qu'un grand viril, il endure silencieusement les préjugements des autres regards curieux dans cet environement peu "gay-amical".

Parallèlement, je vois aussi que Monsieur.A est très "cool" de tout ça. Autrement dit, non seulement il s'en fiche de mes sentiments homo-presque, mais il s'en fous des opinions des autres gens dans la salle aussi. Sinon, il auraît dû m'avertir et me demander de ne plus l'embrasser avec une telle confusion.

Pour le reste de la soirée, sauf des exercices tel le squat qui demande obligatoirement la protection de Monsieur.A, j'ai laissé Monsieur.A tranquille.

Mais quand nous les deux sommes seuls dans un coin de la salle, je n'hésite pas à lui demander de dîner avec moi dans le restauraunt à côté de la gym. On dit, ce qui viendra viendra. Monsieur. A accepte mon invitation en disant "oui", sans faire aucun signe de plus.

L'entraînement s'est très bien passé. Quand je sors de la gym, j'ai les jambes qui tremblent un peu. Bon, je ne suis pas sûr si c'est parce que mon corps est fatiqué par les exercices ou il a peur de ce qui viendra:

Malgré que j'ai jamais réussi à faire comprendre un Algérien hétéro à comprendre mon homosexualité, soit Farid (si vous vous rappelez de mes ancients billets), soit le nounours Kabyle... Mais je me rappelle de cette théorie qui me fascine toujours:

Il n'existe que deux regrets dans ce monde:

L'un est "Hélas! Pourquoi j'ai fait une telle connerie!".

L'autre est "Hélas! Pourquoi je n'ai pas fait ça à ce moment-là!"

Peut-être la plupart des gens préfère avoir le deuxième regret, mais moi, je préfère le premier. Parce que je déteste de regretter pour une chose que j'ai toujours envie de faire, mais rien fait.

La conséquence la plus mauvaise? Je l'ai déjà en tête. Le cas le pire est que Monsieur.A me détesterait pour le reste de ma vie, et il va faire tout le monde savoir que je suis un sale pédé de sorte que je quitte ce pays. Bon, si tu vois plus loin de cette conséquence, c'est peut-être pas mauvais du tout, ça ressemble plutôt à une libération du petit démon chinois de ce pays peu aimable aux homos.

Je décide, je veux dire à Monsieur. A, ce soir, dans le restaurant.

A suivre.
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 7 octobre 2008
"Allo?", d'un ton tout joyeux, je rejoins Monsieur. K - le nouveau chauffeur qui va venir me prendre en voiture pour aller à la salle de musculation, "Je descends maintenant, et on se voit à 18H30 à l'entrée de la base, OK?"

Après la confirmation de Monsieur. K, je commence à préparer mes choses pour l'entraînement dans la gym. Et j'ai mis spécialement 1000 Dinars dans la poche, et puis 1500 Dinars dans le sac, et puis 1000 Dinars sous la semelle de ma chaussure, pour raison de sécurité. Non, non, non, je n'ai pas d'habitude de sortir avec beaucoup d'argent, mais ce soir... c'est spécial! Tu va voir.

Pourtant, Monsieur.K est en retard. Je l'attends alors à la poste de guarde à l'entrée.

Assis dans un vieux fauteuil en bois, Je regarde tous les ouvriers chinois, qui viennent de sortir du travail du chantier et qui ressemblent à une bande de réfugés peu jolis, pour tuer le temps avant l'arrivée de Monsieur.K. Et je ne m'ennuis pas, car il y a pleine de chose dans ma tête maintenant. Je suis en train de bien articuler ce que je vais dire à Monsieur. A ce soir. Ma confession d'amour, que j'aurais dû lui dire le jour avant.

On commence par des mots bourrés d'affections sincères:

- Monsieur. A. Tu sais que je t'aime beaucoup. Et je te respecte cent pour cent.

Hummme... un peu cliché mais si je le dis d'un air vraiment sincère et sérieux, ça sortirait touchant?! Et puis suivi par:

- Ce que je voudrais te dire maintenant va rester entre nous, d'accord? Ca va rester confidentiel, tu me promet?

Parfait! Dans ce cas, il va se rendre compte que j'ai le sens de la discrétion, et par curiosité, on dirait certainement: Oui!!!

Une fois obtenir sa réponse confirmative, je vais poursuivre par cette phrase:

- je voudrais tenter une relation homosexuelle, avec toi...

L'astruce dans cette phrase est que je vais accentuer sur "avec toi". Sous entendu, je ne ferais pas ça avec n'importe qui. En plus, je choisi "la relation" au lieu de "les rapports", parce que "les rapports" fait penser immédiatement aux rapports sexuels, donc ça va sortir trop fort pour un grand viril hétéro comme Monsieur.A. Alors, est-ce que je dois remplacer "homosexuelle" par "homo" aussi? Parce que "homoSEXUELLE" me paraît un peu trop fort aussi... Bon, je vais réfléchir en route.

Ensuite, pour le rassurer un peu, je veux dire:

- Je n'ai jamais fait ça avec un autre.

Je trouve qu'il est malin de dire cette phrase. Le piège est que, avec un petit mot"ça", peut-être Monsieur. A va comprendre que je n'ai jamais couché avec un garçon avant. Et ce que je vais dire vraiment est que je n'ai jamais payé un hétéro de coucher avec moi!!! Chouette, très malin!

Et enfin, pour lui pousser à faire une décision favorable, je veux ajouter:

- Comme la récompense, je te donnerais 20, 000 Dinars pour une nuit, ça te va?

Franc et direct!!! Pafait, je vais faire comme ça!

La voiture de Monsieur. K s'arrête devant la sortie. quand j'entre dans la voiture, il s'excuse pour ce petit retard à cause de la lourde circulation. Emme, c'est vraiment un garçon beaucoup plus gentils que les taxieurs. Je sens pour la première fois que mes 200 Dinars/tour sont bien dépensés.

En route, j'engage une conversation vive avec Monsieur.K. On parle de sa financée de 19 ans qui va étudier la médecine pour sept ans!!! 07 ans quand même, c'est long. Pourtant, je trouve ça un peu nul, parce que après la diplômation de cette fille, elle va se marier avec Monsieur.K et ne travaille pas. Elle va rester à la maison et sers son mari comme si elle était une machine à nettoyage, ou une machine de production des enfants. Dans ce cas, à quoi sert de faire sept ans d'éducation?

Bon, juste mon opinion personnelle. Bien sûr que je ne peux pas dire tout ça à Monsieur.K. Et quand je demande Monsieur.K s'il va laisser sa femme travailler? Il me répond fermenent: Non, je n'aime pas que ma femme travaille.

Ce n'est pas la première fois que je rencontre cette attitude typiquement musulman. Et je sais que mon opinion tout chinoise ne sert à rien quand il s'agit d'un tel sujet. En tous cas, il serait inutile de lui dire " Avec doubles salaires, on supporte mieux la famille" ou "tu aurais moin de pression de soutenir un foyer", à un homme musulman...

Quand j'arrive à la gym. C'est encore tôt. La première personne que j'ai vu, c'est Monsieur.A, mon entraîneur grand et musclé toujours en forme. qui est en train de saluer une belle femme en trico moulant qui passe par la réception avec trois autres adhérents. Celui-ci porte un pull collant en bleu aujourd'hui, qui attire mon attention dès le premier coup d'oeil.

Je passe devant lui avec un grand sourir. Mon coeur sautille un peu quand il penche vers moi pour mes fameux bisous "pleine-lèvre"... Humme...

Humme... bizarre, pourquoi j'ai l'impression que tout le monde me regarde? Je lorgne un peu la belle femme en tricot moulant. Elle s'arrête de sortir tout d'un coup et son regard me poursuit...tandis qu'elle a déjà franchit la porte avec un pied tout à l'heure. Et en regardantant secrètement les autres gens autours de nous, je constate que tout le monde s'arrête de parler, comme si le temps était glacée à ce petit instant.

Après mes gros bisous, j'ai entendu vaguement que la belle femme dis à une copine en regardant mon viril Monsieur.A: ... je vais le taquiner avec ça... ha ha...

A suivre.
Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 16 août 2008
J'adore Monsieur. S - ce gros nounours musclé !!!

Après cet petit incident dans la voiture quand il m'a accompagné chez moi l'autre jour (veuillez voir "
Faute de la main (Part II) "), j'ai cru qu'il me parlerait jamais plus, comme ce que fait Farid (veuillez voir " Salle de musculation, de rencontres ? Part 1 "). Toutefois, deux jours après, quand je le croise dans la salle, il est toujours ce nounours rigolo, comme si rien de bizarre ne s'était passé entre nous. Je ne le comprends pas très bien d'ailleurs.

J'aime sa petite danse sexy qu'il fait exprès devant tout le monde pour faire rire les gens. C'est vraiment rigolo! Quand il parcours ses main sur ses grands pectos en dansant d'un air sérieux du Go go boy professionel devant moi, j'ai de la peine à cacher une forte érection en croisant les jambes et guidant ses regards par un grand sourire troublant. La vie est merveilleuse de temps en temps autour des ces hétéros. Et le reste, ils me laissent souffrir.

J'aime aussi ses petits engueulades avec Monsieur. A. Quand ils se disputent, ils ressemblent à des amoureux. C'est comme la dernière fois, quand j'ai demandé Monsieur. S de m'assurer aux haltères, il m'a répondu d'un air fatiqué: Désolé, SONG, je suis vraiment fatiqué, en plus, Monsieur. A est juste là... (Monsieur. A s'assoie juste à côté de moi, occupé par un autre adhérent avec son planning de musculation)

Monsieur. A lui réplique immédiatement: Celui-ci n'est pas gentil, SONG! Tu vois? Il ne veut même pas t'assurer.

Je savais qu'ils se plaisantaient, et je fermais la bouche avec un sourir modeste. Pourtant, les deux se mettaient tout de suite à diputer en arabe, qui ressemble beaucoup à un jeune couple qui s'engueulent sur des choses insignifiants dans leur mariage.

Durant leur dispute, Monsieur. S tournait aussi vers moi pour le support moral: SONG, tu as constaté qu'il a grossi ces derniers jours ?

Et puis il tournait vers Monsieur. A en disant "- T'as pas honte !!!?"

Quand Monsieur. S disait tout ça avec une voix douce, il avait l'air d'un enfant malin provocateur qui se contente de jouer avec les adultes avec ses petits malices.

Il continuait à provoquer Monsieur. A avec des méchants commentaires, jusqu'au point où Monsieur. A faisait semblant de le frapper et un signe vulgaire de "Si tu ne te tais pas, je te baise!". D'un air tout naïve, Monsieur. S a fait semblant d'être choqué et il a fait un petit geste efféminé (je te rappelle que c'est un comédien! Et quand un nounours musclé et poilu fait un geste efféminé, ça ne paraît pas efféminé, plutôt rigolo) en cachant la bouche avec les doigts et disant " Tu as vu ce qu'il a fait, SONG? Comment il peux me le faire ???"

Je meurs de rires.

Et une autre fois, quand je lui demande s'il voit bien les lettres imprimés sur le T-shirt de Monsieur. A en indiquant la poitrine de Monsieur. A (Il m'a dit qu'il est myope, alors, je veux tester un peu), il m'a rigolé avec un sourire méchant mais innocent: SONG, qu'est-ce que tu veux que je vois? Les lettres ou ses pectos ?

Et ensuite, il a touché les pectos de Monsieur. A sans aucune gêne disant: "Oui... celui-là... il a des pectos !", toujours en souriant. Pourtant, ce petit geste que je rêve toujours de faire m'a amplement excité, et je ne comprends pas comment il peut faire ça tout naturellement, vu la circonstance homophobe dans ce pays.

Enfin, je ne comprends pas les garçons hétéros.


Par Gay Chinois A Alger
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus