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Lundi 29 juin 2009

C'est vrai que le bonheur peut devenir une habitude.

C'est vrai aussi qu'une grande ville comme Beijing/Pékin peut devenir la paradie sur terre quand tu as du temps et de l'argent.


Pourtant, je ne fous presque rien. Mes activités à Pékin consistent à satisfaire mes besoins de base humains: Manger, dormir, aller au gym, et masturber pendant longtemps devant l'ordinateur quand je m'enferme dans ma petite chambre climatisée à l'hôtel.

Chaque jour, j'essais un nouveau restaurant en choisissant deux ou trois plats préférés sur leurs menus album qui contiennent souvent des centaines de plats, et leurs menus sont tous différents de l'un à l'autre. Chaque jour, je passe au marché de fruits à côté de mon hôtel pour acheter deux kilos de cerises et une moitié de pastèque. Et devant des couleurs vives du fruitier, j'ai perdu totalement d'intérêt pour essayer de nouvelles espèces de fruits qu'on ne trouve pas en Algérie.

Je n'ai pas envie de faire un promenade nostalgique au campus de l'université. Et je n'ai pas envie non plus de visiter le nouveau Bear Bar dans mon quartier. Certe, tout est plus facile à Pékin, y inclu faire les rencontres avec les garçons. Mais bizarrement, je n'ai pas envie d'en faire. Tout ce que je tiens à faire quotidiennement est de manger bien, dormir bien et faire souffrir mes muscles au gym.


Parfois la découverte de l'anatomie masculine me manque. Alors, je me passe automatiquement aux pornos. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être les mauvaises rencontres à Alger m'a trop traumatisé, je me sens fatiqué avec les scènes gays déjà, malgré que je n'ai même pas entré dans la scène gay d'ici à Pékin. D'ailleurs, j'ai découvert que les pornos hétéros me plaisent plus que les pornos gays, vu le nombre davantage des doubles pénétrations dans les pornos hétéros, LOL.

En dépit de mon involonté de sortir, je suis sorti quand même avec un Français. Ce garçon m'a envoyé une dizaine de message sur un site de rencontres gays, et il m'a aussi révélé franchement qu'il avait déjà un copain chinois, qui ne l'empêche toujours pas à m'inviter de sortir d'ailleurs. Bien que j'apprécie son hônneteté, ce genre de relation ouverte m'écoeure à l'avance. Enfin, J'ai accepté tant bien que mal son invitation, sous la paresse et un peu d'ennui.


C'est en cours de notre dîner dans un restau japonais chic et tranquille que j'apprends que mon interlocuteur français aux yeux bleux est le directeur d'une fameuse organisation française en Chine. Au moins sa carte de visite me le dit comme ça.

Il faut noter que c'est moi qui a insisté et payé le dîner, puisque je ne veux pas qu'il profite de ce point-là pour me conduire au lit.

D'ailleurs, c'est grâce à lui que j'ai appris le fait étonnant: Tellement de diplomates français en Chine sont gay. Et il n'arrête pas de me citer quel conseiller a un copain chinois ou quel employé à l'ambassade a pacsé avec son petit ami chinois. Soudain, je me sens comme le plus grand loser de la Chine, comme si tous les autres garçons chinois ont déjà trouvé leurs bonheures auprès des diplomates français, tandis que le petit démon chinois se trempe toujours dans la misère en cherchant péniblement un nounours adorable.

- S'il te plaît, on change du sujet, OK?

Je lui réplique avec un sourir amer.

- pour le moment, je suis encore célibataire, et je ne supporte pas vraiment d'entendre les bonheures réussies de mes compatriotes.

Merde. C'est comme si Je suis déjà en retard, ou probablement déjà perdu, dans cette compétition " qui est le premier à pacser un Français", maintenant je regrette gravement mes cinq ans en Algérie qui ne récolte absolument rien, sauf quelques aventures de cul oubliables et de la solitude. Si j'avait décidé de travailler à Pékin il y a cinq ans, j'aurais me pacser aussi avec un bonhomme diplamate. Pourquoi j'ai refusé d'être le prof en français dans une école des mannequins à Pékin quand je suis sorti de l'université??? J'aurais dû être aveugle!!!

Pourtant, tous mes regrets se fondent devant les sushis délicieux. Et je constate aussi mon mignon interlocuteur aux yeux bleus n'arrête pas de guetter mes pectos parfaitement exagérés par mon T-shirt collant.

- j'aime ton T-shirt. Il te va très bien. Mon interlocuteur baisse les yeux et puis redresse les regards chaleureux vers ma poitrine.

Et je crois qu'il voudrait dire plutôt " J'aime bien tes gros pectos. Je peux les mordre après le dîner?".

Tout d'un coup, je pense vivement à mon entraîneur étalon Monsieur. A. J'aurais dû lui remercier pour ses efforts au gym avant mon départ.

Le dîner est un self-service, ainsi on peut prendre autant qu'on veut. Mais je me contrôle de ne pas manger trop, sous peur de faire apparaître mon petit ventre rond. Mais c'est peut-être un faux soucis, quand je remarque que les yeux bleux de mon copain de table se concentrenet tout le temps sur mes pectos.

A suivre...


Par Gay Chinois A Alger - Publié dans : En Chine
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