Ce serait une autre journée ordinaire, si l'on ignorait ce qui m'est arrivé le soir au marché des fruits.
Juste un autre jour de travail, le temps passé devant l'écran de mon ordinateur, la monotonie, tant de dossiers à traduire, des coups de téléphone à faire, et finalement, le jour touche sa fin.
Après un dîner avec le fameux DouFu chinois (fromage de soya), je suis sorti de la base de vie pour acheter des raisins, tout seul. J'ai ramené 600 DA avec moi, et laissé le téléphone portable et
mon MP4 lecteur dans la chambre, des précautions nécessaires quand même, en considérant qu'on vient d'avoir deux agressions juste à côté visées à voler des Chinois.
Comme d'habitude, en passant par les agents de sécurité, j'ai les salués. Comme d'habitude, ils m'ont souris en levant légèrement leurs mains.
Dans la rue, il y a peu de monde. En même temps, le haut-parleur au sommet de la mosquée commence à convoquer les musulmans d'entrer faire la prière. Des hommes barbus dans les robes blanches, qui
sont un peu en retard, se précipitent vers l'entrée de la mosquée. Pour une autre fois, pour la centième fois, je montre mon indifférence vers leur enthousiasme pour cette religion quand ils
passent par moi.
Le marché des fruits est juste à côté de la mosquée, moins de cent pas. Je vois des hommes aux genoux dans la salle de mosquée quand je me baisse à choisir de bons raisins.
Tout passe bien, le vendeur ne me pas trop charge cette fois-ci, 100DA par kilo pour les raisins. J'ai payé sans hésitation, autrement dit, j'ai aucune intention de rester trop longtemps dans cette
rue assez déserte. Je rentre à pas pressé sans trop guetter autour de moi, avec la monnaie de 100 DA à la main, tandis que je sens un gamin s'approcher de moi, un... ou deux... trois...
Tout passe vite. La chose suivante... au coin de la mosquée dont l'entrée est à deux pas de ce coin. Mon cou est pincé par les bras lourds par derrière, et j'ai constaté que c'est un gamin qui
porte un pull jean.
Mes lunettes tombent... c'est sombre, je vois plus clairement leurs visages... Les autres gamins m'immobilisent et je suis tombé par terre...
Des pieds tapés sur les raisins que j'ai acheté il y a une minute, le standing des fruit est juste là...
Ce gars derrière utilise toute sa force à pincer mon cou, et je ne peux plus respirer. Une minute... Deux...Trois... Ironiquement, maintenant, à deux pas de moi, séparé de moi par le mur de la
mosquée , une centaine de musulmans sont en train de remercier leurs dieux et prier pour le bonheur. Peut-être ils voient le Dieux tout-puissant maintenant, tandis que je vois venir la mort...
Ma vision devient floue, renversée, mais je suis obligé de voir un gars en blanc, comme un fantôme, fouiller rapidement les poches de mon pantalon. Approcher le noir... une grande douleur à la
gorge, la panique, je pense à la fin de ma vie...
Tout d'un coup, les gamins me laissent et s'en vont. Ils baladent doucement, descendent dans la rue et disparaissent, et j'entends des ris quand je crampe au sol juste pour rattraper ma
respiration. Un petit bruit métallique surgit à côté de moi. Un pair de garçons, de sales spectateurs certainement de tout à l'heure, passent par moi sans me regarder, jette mes clés. En regardant
autour, deux autres garçons s'assissent pacifiquement en face de moi, à même pas cinq mètres de loin. Je sens la moquerie dans leur regards, même je ne voie pas clairement, qui semblent me dire: Tu
mérite tout ça, sale Chinois! Nous allons te faire souffr! Tu n'as rien à plaindre, c'est toi qui entre dans notre territoire et nous laisse au chômage ... Personne vient.
J'ai perdu 300 DA. C'est rien, mais je suis totalement humilié. Je me lève lentement et je reste là, sans bouger, choqué.
Dix secondes après, les hommes qui ont fini leur prière entrent dans la rue. Et je vois maintenant pourquoi les gamins me laissent brusquement.
" Vous n'êtes pas honteux !!!! " Je hurle furieusement vers ces deux garçons en face de moi, à travers la rue. Ma voix est tordue par la douleur de la gorge et la colère.
je viens de lire ton histoire et j ai tres honte , j arrive pas a coire que mes freres algeriens soient capable de choses pareils , je me sens a mon tour humilié et honteux , j ai honte meme si je sais qu' il faut pas geraliser , sache mon frere que ceux qui ton fait du mal seront puni un jour ! bonne continuation et continue a ecrire et surtout a ouvrir ton coeur
Je ne rejoin point l'aute commentaire . Ce genre de choses que ce soit a Alger et encore c,est la capitale . Mais ailleur peuvent etre pire....c'est honteux ! Mais on y peux rien...faut juste faire plus attention , le seul conseil que je puisse vous donner ami . Bonne chance
dommage quant té pas coupé le coup car tu l aurait mérité menteur tout ce qu etu ds est de la pure invention et provocation car je te connait bien tu eux nuire a l algerie retourne chez toi en chine et va bouffer tes chien et chat car l algerie pour toi c trop même
slt je veins de lire ton histoire je ss tombé par hasaerd sur elle et ça m'atriste vraiment dsl pr toi mais c vrai ke els pay musulman n'ont pas 1 grande compréhenssion alors qu'aprés tt ce qu'on a vécus on devrai etre plus tendre envers les étrangers bon courage en tt k j'éspére ke ça va allé mieux
Bjr, cette histoire m'a vraiment touchée. Je suis algérienne et je n'arrive pas à comprendre ce qui poussent les gens à agir de la sorte. La peur de l'étranger peu être...mais ce n'est pas une raison.
J'habite à Paris et je déscend souvent à Alger. Je suis étudiante en Economie et je réalise un projet sur les Chinois en Afrique. Sa m'interesserai beaucoup d'avoir quelques témoignages. Merci de me contacter.
Bon courage!
commentaire n° : 5
posté par :
Sarah
le: 11/05/2008 20:38:30
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