Hier, 04 Chinois ont
été agressé par 03 gamins algériens avec couteaux à la route barrée qui descend des annassers, à 15H de l'après-midi.Un chinois est gravement blessé. On l'a frappé par une pierre, qui laisse une grande plaie à la derrière de son crâne.
C'est moi qui l'ai accompagné à l'hôpital. C'est un simple ouvrier, marié, d'une trentaine d'années, pas très social. Il est venu en Algérie il y a deux semaines. Le long de la route, il a parlé peu. A cause de sa blessure, ou à cause du choc ?
D'après leur description, je peux distinguer que ce sont les mêmes gamins qui m'ont suivi l'autre jour et essayé de m'agresser en route à la salle de musculation. Pourtant, cette fois-ci, je n'ai rien à dire. Ni de fureur, ni de plainte.
Il faut noter que nous venons de perdre un collègue dans les deux attentats du 11/12/2007 à Alger. Il habitait dans le même bâtiment que moi, et travaille au projet du Conseil constituel. Six autres Chinois sont aussi blessés dans cette explosion. C'est quelque chose qui n'existe pas dans le journal. Mais pour les Chinois en Algérie, c'est une autre nouvelle explosive.
Dans ce cas, la nouvelle de ce pauvre ouvrier chinois blessé par un agresseur algérien paraît... relativement... banale, qui attire presque aucune attention parmis mes collègues chinois.
Toutefois, je me sens triste, très triste, parce que je suis avec lui. Je peux comprendre sa confusion, sa colère.
Je n'ai pas éprouvé autant de sympathie quand j'ai entendu la nouvelle des deux attentats terroristes.
Ce sont de petites choses qui me touchent profondement, pas les grandes nouvelles.
Ce midi, quand je suis rentré dans la base de vie. j'ai croisé ma collègue, une fille aussi victime blessé de l'attentant de 11/12. Elle a du mal à monter l'escalier. avec le pansement autour de son crâne et des cicatrices aux lèvres, elle a l'air très fragile, comme si une fois tombée par terre, elle briserait.
Une autre fois, je me sens, très triste, bien qu'elle ne fais pas l'une du journal et n'attire pas l'attention du public.
Voilà quelque informations. Je sais que des gens qui tombent par hasard sur mon blog ont souvent envie de lire comment un gay Chinois est enculé par un algérien barbu ou combien d'arabes je viens de sucer, mais ça, ce n'est pas ma vie. Ce n'est pas la vie de la majorité des Chinois d'ici, qui viennent travailler dans un pays lointain, qui dépensent des milliers de Dinars chacun tous les mois à Nedjma ou Djezzi pour appeler leurs famille, leurs femmes, leurs enfants, en espérant de rentrers chez soi dès le premier jour d'arrivée. C'est ça, notre vie, beaucoup moins jolie que les bâtiments qu'on a construits. Peut-être la prochaine fois, quand tu vois l'hôtel Sheraton ou passe par l'aéroport d'Alger, tu vas te rappeler un peu les agressions qu'on a subies et la vie beaucoup moins intéressante des Chinois.
Aujourd’hui, ce n’est pas le jour à
chatter sur Internet.
De plus, j’ai croisé mon collègue aussi mignon que l’hiver d’Alger, qui s’ennuie aussi de rester dans le bureau sombre toute la journée, se promène à l’extérieur. Il me
sourit, et ça me donne une envie étrange, comme si quelques choses me grattaient au cœur. Pourtant, j’ai des principes – pas de dragues avec les collègues et les proches ; pas de sexe avec les
mariés, les bis, les transsexuels, ... Tout d’un coup, je comprends mon problème : J’ai trop de principes, sans doute que je suis encore seul à ce bel après-midi de dimanche !!
La dépression causé par l’agression (non réussi, mes agresseurs échoués pourraient être plus déprimés que moi) d’avant-hier n’a pas duré longtemps, par rapport à cet
incident au marché des fruits où j’ai subi une vraie agression et puis je me plongeais dans une profonde dépression qui dure quelques semaines.
es mêmes. Très souvent, ils passent autant de temps à admirer
leurs réflexions dans le miroir qu’à l’entraînement. Au contraire, les moyens sont silencieux, qui parlent peu, qui entraînent, dont leurs présences sont souvent ignorées par les autres. Comme moi... Pourtant, mon visage chinois ne me laisse pas de chance à rester sans être aperçu. Ainsi, je n’entre pas dans ces trois catalogues et je deviens un Alien dans la salle.
Un peu plus tard, Monsieur A est venu me dire « Si le manager et moi sera véhiculé, nous allons t’accompagner pour rentrer,
et tu vas prendre un taxi pour venir». Pourtant, Mohamed n’a pas accepté de venir me chercher.
J'étais agressé pour la deuxième fois
par les Algériens.
Ils ont certainement sous-estimé que ce gars chinois portant un sac à dos pourrait courir aussi vite qu’ils lancaient des mots vulgaires en arabe que je ne comprenais rien,
pourtant, dans cette rue dans l’ombre des bois autours, leurs tons m’effrayaient.









Il fait trois jours depuis mon retour au travail,
à Alger... bien sûr.
heyao198257@hotmail.com, voilà
mon e-mail et MSN adresse.
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