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Lundi 17 décembre 2007
20071202--6-.jpgHier, 04 Chinois ont été agressé par 03 gamins algériens avec couteaux à la route barrée qui descend des annassers, à 15H de l'après-midi.

Un chinois est gravement blessé. On l'a frappé par une pierre, qui laisse une grande plaie à la derrière de son crâne.

C'est moi qui l'ai accompagné à l'hôpital.  C'est un simple ouvrier, marié, d'une trentaine d'années, pas très social. Il est venu en Algérie il y a deux semaines. Le long de la route, il a parlé peu. A cause de sa blessure, ou à cause du choc ?

D'après leur description, je peux distinguer que ce sont les mêmes gamins qui m'ont suivi l'autre jour et essayé de m'agresser en route à la salle de musculation. Pourtant, cette fois-ci, je n'ai rien à dire. Ni de fureur, ni de plainte.

Il faut noter que nous venons de perdre un collègue dans les deux attentats du 11/12/2007 à Alger. Il habitait dans le même bâtiment que moi, et travaille au projet du Conseil constituel. Six autres Chinois sont aussi blessés dans cette explosion. C'est quelque chose qui n'existe pas dans le journal. Mais pour les Chinois en Algérie, c'est une autre nouvelle explosive.

Dans ce cas, la nouvelle de ce pauvre ouvrier chinois blessé par un agresseur algérien paraît... relativement... banale, qui attire presque aucune attention parmis mes collègues chinois.

Toutefois, je me sens triste, très triste, parce que je suis avec lui. Je peux comprendre sa confusion, sa colère.

Je n'ai pas éprouvé autant de sympathie quand j'ai entendu la nouvelle des deux attentats terroristes.

Ce sont de petites choses qui me touchent profondement, pas les grandes nouvelles.

Ce midi, quand je suis rentré dans la base de vie. j'ai croisé ma collègue, une fille aussi victime blessé de l'attentant de 11/12. Elle a du mal à monter l'escalier. avec le pansement autour de son crâne et des cicatrices aux lèvres, elle a l'air très fragile, comme si une fois tombée par terre, elle briserait.

Une autre fois, je me sens, très triste, bien qu'elle ne fais pas l'une du journal et n'attire pas l'attention du public. 

Voilà quelque informations. Je sais que des gens qui tombent par hasard sur mon blog ont souvent envie de lire comment un gay Chinois est enculé par un algérien barbu ou combien d'arabes je viens de sucer, mais ça, ce n'est pas ma vie. Ce n'est pas la vie de la majorité des Chinois d'ici, qui viennent travailler dans un pays lointain, qui dépensent des milliers de Dinars chacun tous les mois à Nedjma ou Djezzi pour appeler leurs famille, leurs femmes, leurs enfants, en espérant de rentrers chez soi dès le premier jour d'arrivée. C'est ça, notre vie, beaucoup moins jolie que les bâtiments qu'on a construits. Peut-être la prochaine fois, quand tu vois l'hôtel Sheraton ou passe par l'aéroport d'Alger, tu vas te rappeler un peu les 
agressions qu'on a subies et la vie beaucoup moins intéressante des Chinois.
par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 2 décembre 2007
E.jpgAujourd’hui, ce n’est pas le jour à chatter sur Internet.

Pourquoi ? Parce que je risque de m’énerver devant les questions de mes interlocuteurs, tel « Quoi de neuf ? » (humm... « j’étais agressé il y a deux jours » pourrait être un sujet intéressant à discuter...), ou pire « Que pense-tu des Algériens ? » (Agresseur ? Bandits ? Pirates ? Voyous ?)), ou encore pire « Tu veux me sucer ?» ( hmmmm ......OK, combien mesure ta bite ?... Non, non, non, je plaisante... c’est sûr que je ne vais pas répondre comme ça.)

Mais un après-midi de dimanche est vraiment trop ennuyeux. Après un petit entretien de travail avec le vieux fournisseur, je m’ennuie facilement. Je sors un peu de mon bureau, pour détourner mes yeux de l’écran et m’éloigner un peu de Internet (juste un peu).

Comment il est beau dehors ! Un monde plein de couleurs ensoleillé. Le ciel bleu, des nuages blancs, des petits oiseaux chantent et dansent aux branches des arbres (il manque seulement une voix au fond qui prononce « Il était une fois... » et ça devient le contexte parfait d’un conte de fée ).

O
ui... ! C’est ça la réalité. C’est ça, le monde réel. L’hivers à Alger est bien mignon !

Alger.jpg De plus, j’ai croisé mon collègue aussi mignon que l’hiver d’Alger, qui s’ennuie aussi de rester dans le bureau sombre toute la journée, se promène à l’extérieur. Il me sourit, et ça me donne une envie étrange, comme si quelques choses me grattaient au cœur. Pourtant, j’ai des principes – pas de dragues avec les collègues et les proches ; pas de sexe avec les mariés, les bis, les transsexuels, ... Tout d’un coup, je comprends mon problème : J’ai trop de principes, sans doute que je suis encore seul à ce bel après-midi de dimanche !!

Depuis que le chatroom restreint l'accès des membres, je n’y rencontre que les moches, les personnes âgées et les jeunes persistants. Une simple logique peut te faire comprendre tout ça : les employées des bureaux et les jeunes chômeurs ont du temps à gaspiller devant l’ordinateur pour essayer une fois et une fois encore à entrer le chatroom. Des sportifs ? A rêver. (oui, je suis cynique. Mais c’est la vérité.) Maintenant, il devient de plus en plus difficile à appliquer mes principes.

La dernière fois j’ai finalement rencontré un beau garçon qui travaille à l’aéroport. Tout les deux paraissaient chauds après des longues heures fatigantes de chat sur Internent. Il m’a invité à un appartement de son ami et il voulait passer de bons moments avec moi. Tout allait bien jusqu’à ce qu’il révèle sa bisexualité. Après des luttes en vain contre mes principes, je m’oblige à lui dire que je ne suis pas sûr de ce rendez-vous. Et il m’a laissé furieusement : Reste-toi avec tes soucis ! A ce moment-là, je me sens vraiment perplexe. Peut-être c’est le temps d’abandonner mes vieux principes et remuer les bras vers les « plus de 50ans », les gros ventres, les non-charmants, les « habiter avec mère », les chômeurs, les fauché incultes, les jeunes arrogants et les perverses de sexe en criant «  Attention ! Messieurs et Messieurs ! Je suis là ! Le petit Chinois est ouvert à tout maintenant ! »

... ou bien je reste encore dans la solitude, espérant « un jour mon barbu guerrier charmant viendra ». ( Fantasme drôle ? Oui, je sais.)
par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 2 décembre 2007
200582194724287.jpgLa dépression causé par l’agression (non réussi, mes agresseurs échoués pourraient être plus déprimés que moi) d’avant-hier n’a pas duré longtemps, par rapport à cet incident au marché des fruits où j’ai subi une vraie agression et puis je me plongeais dans une profonde dépression qui dure quelques semaines.

Le moral se remonte ! Autrement dit, je recommence à examiner les grands pectos des adhérents dans la salle de musculation. C’est sans doute un bon signe. Je ne suis pas le seul qui sent mieux aujourd’hui. Monsieur A est de bonne mine aussi. Il a arrêté l’entraînement ça fait déjà une semaine, et aujourd’hui, il l’a repris.

Facilement, on peut remarquer que les gens peuvent être divisés en 03 catalogues dans la salle de musculation : Les beaux, les moyens et les moches. Les beaux sont souvent très bruyants, qui parlent fort, qui donnent instructions aux autres et partagent leurs expériences entre eux. Pourtant, ce sont les moches qui paraissent les plus bruyants. Ils appellent l’entraîneur et leurs copains à haute voix, et ils rient et rigolent à haute voix parmi eux. Ce sont ceux qui dansent et chantent ou applaudissent en provoquant les autres à faire l
071-copie-2.jpges mêmes. Très souvent, ils passent autant de temps à admirer leurs réflexions dans le miroir qu’à l’entraînement. Au contraire, les moyens sont silencieux, qui parlent peu, qui entraînent, dont leurs présences sont souvent ignorées par les autres. Comme moi... Pourtant, mon visage chinois ne me laisse pas de chance à rester sans être aperçu. Ainsi, je n’entre pas dans ces trois catalogues et je deviens un Alien dans la salle.

Les mecs que je trouve attirant sont souvent le centre des attentions. Donc, j’ai jamais espéré de les aborder ou les emporter, parce que je connais bien ma faiblesse – une fois j’ai du contact avec un beau mec baraqué, je tombe facilement amoureux de lui – puis je vais découvrir qu’il n’est pas gay, et je retombe dans la misère. C’est l’histoire de ma vie, type feuilleton américain.

Et ça fait aussi la beauté d’aller à la musculation. On garde toujours des espoirs en voyant ces beaux corps des hommes. Et avec de l’espoir, on peut continuer à chasser ce qu’on rêve. C’est un mirage du désert, aussi magnifique qu’il soit, qu’on se force de nier qu’il ne soit qu’une illusion lointaine.
par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 2 décembre 2007
D’un état bouleversé, j’entrais dans la salle, au centre sous-sol du monument ‘La tour de trois feuilles’, surnom donné par les Chinois.
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 Le premier qui a constaté mon air anomal, c’était le manager. Monsieur.A était le deuxième.
 « ça va, SONG ? » il a ouvert la porte en vitre pour moi.
« ça ne va pas », d’un ton agacé, j’ai avalé le sentiment fort de crier devant eux « dans quel sale pays que vous vivez ! ».

J’ai tout raconté, nerveusement devant Monsieur A et quelques autres clients. Et j’ai reçu des tapes gentilles sur l’épaule. Pourtant, je n’arrive pas à me concentrer sur l’entraînement. En fait, je dois répéter trois fois mes phrases pour me faire comprendre. Je n’arrivais même pas à prononcer une phrase complète.

Cette nouvelle s’est répandue en peu de temps dans toute la salle. On parle, on me croise en me regardant bizarrement, on rit à haute voix. Il y a toujours de la musique et des rires des jeunes dans la salle. Mais à ce moment-là, rien n’était plus agaçant que les rires. Ca me faisait mal dans les oreilles. Après plusieurs « bon courage »s, Monsieur A ne parlait plus avec moi. Plusieurs fois il arrivait devant moi et j’avais l’impression qu’il voulait dire quelques choses. Mais il a bougé un peu les lèvres, et il ne m’a rien dit. En même temps, je sais bien que un certain adhérent malin va certainement transformer ce drame à une moquerie : imaginer un maître de KungFu court comme un fou et chassé par 04 gamins algériens derrière... hilarant ! A cause de l’image stéréotype des Chinois... Pourtant, je n’arrive pas à rire avec eux.

« Ne t’inquiète pas, SONG, on va te trouver une solution », vient le manager « Nous avons un adhérent... Mohamed ! Il habite près de chez toi, et il est véhiculé. On va lui proposer de te chercher chaque fois où tu vas venir. »

20071202--10-.jpg Un peu plus tard, Monsieur A est venu me dire « Si le manager et moi sera véhiculé, nous allons t’accompagner pour rentrer, et tu vas prendre un taxi pour venir». Pourtant, Mohamed n’a pas accepté de venir me chercher.
Après l’entraînement, je m’assieds dans la chambre d’attente de la gym. J’ai choisi une chaise loin de ceux-là qui parlent à haute voix avec des rires vifs, et je reste presque boudé dans ma chaise, yeux baissés. Quelques adhérents me passent en saluant « ça va ? SONG », d’une voix douce. Alors, je ne suis pas dans le moral de répondre à quoique ce soit. Monsieur A et le manager sont en train de jouer aux échecs, on attend la fermeture de la salle.

« ça arrive tout le temps », plus tard, en route on m’a dit « même un Algérien ne va pas prendre ce passage. C’est un quartier avec beaucoup de voleurs. Tu vas déposer une plainte au commissariat ?... »

Je regarde le paysage changeant à travers le vitre, et je me sens en sécurité dans ce petit espace enfermé. Dehors, c’est une nuit où la lune ne se voit pas.



par Gay Chinois A Alger
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Samedi 1 décembre 2007
02.jpgJ'étais agressé pour la deuxième fois par les Algériens.

Pardon, correction: Ils ont tenté de m'agresser en ma route à la salle de musculation.

J'ai l'habitude d'aller à la salle tout seul aux pieds, et il me faut descendre un passage assez isolé, au milieu d'une petite forêt. Avant, de nombreuses voitures passaient par là. Et il y a un mois, on a bloqué cette route pour construire un échangeur quelconque. Alors, dès ce jour-là, j’ai des doutes, que je serais une cible idéale pour les malveillants.

Pourtant, ils ignorent que je deviens très veillant après cette agression au marché des fruits. Je porte toujours un couteau dans mon sac à dos et un atomiseur de gaz toxique pour me défendre.

C’est pour ça, cette fois-ci, quand j’ai vu de loin, d’une vingtaine de pas, un gars qui portait un casque me quettait en cachette devant moi, sous l’arrêt de bus, où se situe au début du passage de pente, je sentais quelques chose anormale. Et il me rendis plus susceptible qu’il commença à bouger après m’avoir vu. Il passa par deux mecs qui marchèrent vers ma direction, et j’entendais murmurer ce mot « Chinoui » entre eux. Pourtant, près d’un arrêt de bus, il y avait des passagers, et j’en étais sûr qu’ils pouvaient me rien faire devant le public.

Je commencais à descendre le passage. Le mec au casque rejoignit un autre garçon et ils marchèrent devant moi, lentement. Je n’aimais pas l’idée que deux inconnus marchent derrière moi, donc j’ai ralenti le pas, et marchais à vitesse de promenade en gardant toujours une distance avec eux. Au virage, ils prirent un autre passage qui monte, toujours marchant lentement. Quand j’ai vu qu’ils prenaient l’autre passage, je me sentais légèrement soulagé.

Pourtant, ma conscience me disait toujours que ce passage reste un tronçon dangereux. Soudain, les deux mecs s’arrêtèrent au virage, et j’était inondé par un très mauvais sentiment. Quand on a bloqué cette route, on a coupé aussi l’électricité. A 18H40, il fait déjà nuit. « S’ils m’attaquent maintenant... » Je n’osais pas penser à la suite. En une seconde, mon instinct m’a déjà poussé à courir, à grande vitesse. Les cris dans ma tête : Cours cours cours.... !!

A ma surprise, des pas pressés surgissaient derrière moi. Il parait que ces gamins étaient surpris par ma réaction immédiate et me chassaient d’ un pas hésitant. Evidemment, il y avait plus que 02 mecs qui voulaient me voler. Ils ont au moins quatre. Maintenant, je ne pensais plus qu’à courir. Les gens derrière moi me suivaient comme des fantômes à cette soirée nuageuse où la lune ne se voit pas.

03.jpg Ils ont certainement sous-estimé que ce gars chinois portant un sac à dos pourrait courir aussi vite qu’ils lancaient des mots vulgaires en arabe que je ne comprenais rien, pourtant, dans cette rue dans l’ombre des bois autours, leurs tons m’effrayaient.

 Cours cours cours... C’est une pente assez raide. Après la pluie du jour avant, le sol était glissant, avec des obstacles tel des déchets et grosses pierres laissés par les travaux. Mais la crainte de tomber par terre a été couverte totalement par la peur d’être pris par ces vilains.

Quand je suis finalement entrée dans la lumière, en courant et agitant les bras, là où est un carrefour gardé par deux gendarmes en bleu. Mon cœur n’arrêtait pas de battre fort. Les gamins s’arrêtèrent dans le noir, où je ne les voyais pas.

Je soufflais comme un bœuf, et les gendarmes ont certainement remarqué. Mais j’avais aucune envie de faire une scène en demandant au secours. Je savais que les gamins n’osaient pas commettre un crime audacieusement devant les gendarmes. Et je continuais mon chemin à la salle de musculation, accablé, bouleversé, silencieux.
par Gay Chinois A Alger
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Lundi 26 novembre 2007

Après quelques mois de recherche, WANG a fini par trouver son poste chez MacDonald’s. Donc, le sujet du jour se tourne vers son nouveau boulot et son nouveau copain mystérieux qu’il vient de rencontrer...

MSN Groupe Chat :

(au début, ce sont juste moi, YANG et FENG en ligne.)

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SONG (Moi) 
: ... Donc, vous tous les deux ne sont pas au courant du petit mignon qu’il vient de connaître ?

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YANG :
Non ! (surpris) J’ai cru que j’étais très proche de lui... pourtant il m’a rien dit ? Là là là, je vais faire une scène la prochaine fois qu’on se voit. Tu as vu la photo de son copain ?

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SONG:
Si je ne l’ai pas vue, je ne dirais pas qu’il était mignon.


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YANG :
Tu as sauvegardé sa photo dans ton ordinateur ? Je vais la voir.


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FENG :
Ne lui donne pas, SONG !


2.jpg YANG : Tu te casses, FENG ! Alors, tout passe bien pour ces deux petits oiseaux amoureux ? Comment se sont-ils rencontrés ?

3.jpgSONG : ... Pas vraiment, dommage. Ils se sont fait la connaissance sur Internent, et puis ce gars est venu à Beijing pour chercher un boulot. Il me semble que cette relation n’est pas équilibrée. Wang a investi plus d’émotion que ce gars dans cette liaison. L’autre reste un peu indifférent envers WANG.

2.jpgYANG : Tu sais, song... je ne me sens pas bien pour tout ça, enfin, j’ai peur que WANG sera blessé par celui-là, une fois encore... comme avant... comme une dizaine de fois avant.


3.jpgSONG : C’est pourquoi que j’encourage WANG de prendre des initiatives, d’inviter ce mec à dîner, de lui envoyer de nombreux de messages par jour, afin de l’harceler...non, de lui montrer sa sincérité. Pourtant, ce mec a répondu rarement aux messages, on dirait qu’il n’est pas intéressé...

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YANG 
: Pauvre WANG ! Encore une autre fois... ? Comme ses amis, nous devons le supporter.


3.jpgSONG : Pas de risques, pas de gagnant. D’ailleurs, il ne faut pas mentionner ce mec devant WANG. Je ne crois pas qu’il est dans un bon moral pour satisfaire ta curiosité.


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FENG :
Elle est maudite, cette relation entre WANG et l’autre.


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SONG :
Enfin, tu parles quand même ? On croyait que tu étais endormi durant cette conversation...

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YANG :
Ou mort. Je me demande pourquoi chaque mot sorti de ta bouche paraît autant inspirant et positif ?

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SONG :
Au moins, Wang a fait des efforts. Même s’il échouait, ça serait le même résultat qu’il obtient s’il ne fait rien.

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FENG :
Je ne sais rien. Tout ça me paraît contre nature.


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SONG :
Contre nature ? Ce n’est pas dans la nature de Gay de chercher un homme bien...désespérément ?

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YANG :
Au nom de Dieu ! Contre nature... ? On parle de chasser et courir après un homme ! On ne parle pas de protéger l’environnement.

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FENG :
Mes morales me disent qu’il était faux de pousser un homme à l’aimer. WANG le plait pas, voilà, c’est tout ! Tourne la page !

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YANG :
Tu as des morales ? Ca c’est une nouvelle.


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FENG :
Tu veux que je parles de tes sales soirée avec des mecs ?


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SONG 
: FENG, tu te rends compte qu’ être un vierge fier ne te donne de droits pour juger les autres ?

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FENG :
J’ai dit « les soirée », je ne parle du sexe.


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SONG :
Ce n’est pas tout le monde se réjouit de lire des romans ou des journaux le soir.


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FENG :
Je veux simplement me conserver pour quelqu’un de bien. Les menteurs sont partout sur Internet.

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YANG :
Tu cherches encore un prince charmant parfait ?


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FENG :
Ta gueule !


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SONG :
Tu te rends comptes que ça serait Mission Impossible ?


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YANG :
D’après ce que j’ai entendu, tu t’es déjà condamné à vie avec la solitude.


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FENG :
La ferme ! YANG.


2.jpgYANG : Alors, en fait, je suis troublé aussi par un mec qui est en ligne maintenant. Il a un faible majeur pour moi mais je me sens rien pour lui. Tout à l’heure, il m’a envoyé « A ce jour de Thanks-giving, je remercie Dieu de te fait approcher de moi, Piggy ! ». Qu’est-ce que je dois répondre ?

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SONG :
Après tes nombreuses rencontres romantiques, tu devrait maîtriser bien la technique pour refuser les gens ?

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FENG :
Attends une seconde ! Il t’appelle « Piggy » ?


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YANG :
Juste un pseudo. Il aime m’appeler comme ça, pourquoi ?


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FENG :
Piggy=Cochon. Pourquoi il t’appelles cochon ? Tu es un sale cochon au lit ! Ha ha ha.


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YANG :
Tu sais quoi ?!!!  Vierge !!


(En même temps, WANG est venu sur MSN)
1-copie-1.jpg
FENG :
Cochon, cochon, cochon !



2.jpg
YANG :
Vierge, vierge, vvvv....



WANG1.jpg
WANG
: ... de quoi parlez-vous ? Je suis confus..



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SONG
: Laisse les s’engueuler, ces deux grands bébés. Alors, tout passe bien au boulot ?


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WANG :
Mal. Tant de choses à retenir par cœur sur la liste d’apprentissage de McDonald’s. Des centaines de chiffres à mémoriser,  les températures des frites, etc.


jiang.jpg
SONG :
Des centaines ? T’es sûr ? La dernière fois quand j’étais chez MacDonald’s, ils n’ont qu’une dizaine de choses à commander.

2.jpg
YANG :
Pas de centaine de chiffres sur la liste d’apprentissage à apprendre par coeur ! Pourtant, j’en suis sûr qu’il a centaine de petits amis sur ta liste de MSN.

WANG-copie-1.jpg
WANG :
Tu rigoles ? Je dois mémoriser tous les petits détails de la procédure de production chez un MacDonald’s.


1-copie-1.jpg
FENG :
Professionnelle....


......

par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 25 novembre 2007

Voilà mes quatre meilleurs amis. Nous nous sommes connus dès l’école primaire et nous sommes tous gays. Oh là !!! Tous les trois travaillent en Chine. Malgré que je suis en Algérie, on se contacte assez souvent par MSN Live messenger. (J’ai aucune envie de faire la publicité pour MSN)

WANG.jpg
WANG
 : Le plus âgé et la plus petite taille parmi les quatre. Il étudie Gestion des travaux publics et Relations Publiques à l’université, et il vient de trouver son poste chez MacDonald’s à Beijing. Qui n’est pas confident de son apparence physique et a toujours des difficultés à trouver un copain ! 

YANG.jpg
YANG
 : Le gars marrant d’une grande taille ! Professer d’art à l’université à Chong Qing, au sud-ouest de la Chine. Il a juré de se marier (avec une femme) avant 30 ans et ne jamais dénoncer son homosexualité à sa famille. Pourtant il avait un ex-copain qui est entraîneur de musculation.

FENG1.jpg
FENG
 : Prof de math au lycée travaillé au sud de la Chine. Coming-out à nous récemment. Le plus sérieux et conservateur entre nous. Encore vierge. Qui est toujours confus de ce qu’il est et cherche un mec parfait à venir.

par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 18 novembre 2007
4.jpg1.jpgIl fait trois jours depuis mon retour au travail, à Alger... bien sûr.

Mes vacances en Chine se passe trop vite, comme une flèche. Des conversations chaleureuses avec les amis, des rits, des bon repas dans les restaurants familiers avec des services bien confortables... Et maintenant ? C'est dîner avec collègue dans la salle commune et masturbation routine le soir devant mon ordinateur portable en regardant des pornos...

Pourtant, je suis très satisfait avec cette vie.

Après mon retour à Alger, j'ai fait un grand cadeau à mon Algérien préféré - Monsieur A, un peu trop grand même, en tant qu'un ami ordinaire qui cache toujour sa vrai Gaydentité.

Je lui ai acheté un ordinateur portable. Craignant qu'il n'accepte pas mon cadeau surprenant, je lui demande de me payer une somme minable ( même pas un quart de la vrai valeur de ce portable). On dirait qu'il est ému quand il reçoit mon petit cadeau. En même temps, je me sens soulagé. Mon cher lecteur, tu as toutes les raisons de me traiter comme un fou-fou. Pourtant, je me sens vraiment soulagé, comme si je suis vidé emotionnellement. Et je ne cherche pas à me faire comprendre. Comme on dit dans un fameux film français de François Ozon, la héroine a dit "Oui, je paie parfois moi aussi, pour l'amour...".

Je sais simplement. Quand je lui tient cet ordinateur, je dégage de mon intérieur toutes les emotions et affections lourdes pour lui . Mon coeur est finalement ouvert, claire comme le ciel d'Alger.

Et je me sens bien.
par Gay Chinois A Alger
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Dimanche 14 octobre 2007
Il y a encore une semaine à attendre.

Dans sept jours, je me précipiterai à sauter à bord pour rentrer en Chine...Des vacances annuelles......

Personne est courant de l'agression que j'ai subie. J'ai dit à personne au travail.

J'ai connecté aujourd'hui à MSN. Cauchemar !!!

Apparemment, une dizaine d'internautes m'ajoutent durant mon absence. Et une minute après, je suis inondé par des petites fenêtres de conversation, dont la moitié vient des Gays algériens en Chaleur.
Et des questions ...

" Tu es où ? "
" Tu as quel âge ?"
" Tu es Top ou Bottom ?"

Oh là là là là, après que j'ai tant écrit sur des questions abominables que je déteste personnellement absolument extrêment, il y a encore des gens me posant ces questions. Le seul changement est que cette fois-ci il a adopté les mots anglais au lieu de me demander "passif ou actif ?" Pourtant, je n'ai peux pas les plaindre, puisque je n'ai pas le droit de les obliger à lire tout mon blog avant de m'aborder. Je me trouve minable, c'est tout.

A cause de ma photo en haut du blog, j'ai attiré des attentions malveillantes. En revanche, en disant que je suis mignon, personne a remarqué que mon oeil droit est plus petit que mon oeil gauche... personne a remarqué que je suis plus pathétique qu'eux.

En tant qu'un Chinois poli, j'ai chatté avec des gens tant bien que mal. En fait, J'ai voulu justement parler avec mon ami WANG à Pékin. Mais il n'est pas en ligne. Ce pauvre, ça fait trois mois depuis qu'il est diplômé et il est toujous à la recherche d'un boulot. Alors, maintenant je ne sais pas lequel entre nous a besoin plus de confort et sympathie.

Mais je sais bien que ce soir, je vais rentrer dans ma chambre tout seul, je vais dîner dans la cantine avec les collègues, et je vais regarder un film sans les raisons à la main, et me coucher, comme tout les autres soirs: isolé, détaché, et solitaire.

par Gay Chinois A Alger
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Lundi 8 octobre 2007
Ce serait une autre journée ordinaire, si l'on ignorait ce qui m'est arrivé le soir au marché des fruits.

Juste un autre jour de travail, le temps passé devant l'écran de mon ordinateur, la monotonie, tant de dossiers à traduire, des coups de téléphone à faire, et finalement, le jour touche sa fin. Après un dîner avec le fameux DouFu chinois (fromage de soya), je suis sorti de la base de vie pour acheter des raisins, tout seul. J'ai ramené 600 DA avec moi, et laissé le téléphone portable et mon MP4 lecteur dans la chambre, des précautions nécessaires quand même, en considérant qu'on vient d'avoir deux agressions juste à côté visées à voler des Chinois.

Comme d'habitude, en passant par les agents de sécurité,  j'ai les salués. Comme d'habitude, ils m'ont souris en levant légèrement leurs mains.

Dans la rue, il y a peu de monde. En même temps, le haut-parleur au sommet de la mosquée commence à convoquer les musulmans d'entrer faire la prière. Des hommes barbus dans les robes blanches, qui sont un peu en retard, se précipitent vers l'entrée de la mosquée. Pour une autre fois, pour la centième fois, je montre mon indifférence vers leur enthousiasme pour cette religion quand ils passent par moi.

Le marché des fruits est juste à côté de la mosquée, moins de cent pas. Je vois des hommes aux genoux dans la salle de mosquée quand je me baisse à choisir de bons raisins.

Tout passe bien, le vendeur ne me pas trop charge cette fois-ci, 100DA par kilo pour les raisins. J'ai payé sans hésitation, autrement dit, j'ai aucune intention de rester trop longtemps dans cette rue assez déserte. Je rentre à pas pressé sans trop guetter autour de moi, avec la monnaie de 100 DA à la main, tandis que je sens un gamin s'approcher de moi, un... ou deux... trois...

Tout passe vite. La chose suivante... au coin de la mosquée dont l'entrée est à deux pas de ce coin. Mon cou est pincé par les bras lourds par derrière, et j'ai constaté que c'est un gamin qui porte un pull jean.

Mes lunettes tombent... c'est sombre, je vois plus clairement leurs visages... Les autres gamins m'immobilisent et je suis tombé par terre...

Des pieds tapés sur les raisins que j'ai acheté il y a une minute, le standing des fruit est juste là...

Ce gars derrière utilise toute sa force à pincer mon cou, et je ne peux plus respirer. Une minute... Deux...Trois... Ironiquement, maintenant, à deux pas de moi, séparé de moi par le mur de la mosquée , une centaine de musulmans sont en train de remercier leurs dieux et prier pour le bonheur. Peut-être ils voient le Dieux tout-puissant maintenant, tandis que je vois venir la mort...

Ma vision devient floue, renversée, mais je suis obligé de voir un gars en blanc, comme un fantôme, fouiller rapidement les poches de mon pantalon. Approcher le noir... une grande douleur à la gorge, la panique, je pense à la fin de ma vie...

Tout d'un coup, les gamins me laissent et s'en vont. Ils baladent doucement, descendent dans la rue et disparaissent, et j'entends des ris quand je crampe au sol juste pour rattraper ma respiration. Un petit bruit métallique surgit à côté de moi. Un pair de garçons, de sales spectateurs certainement de tout à l'heure, passent par moi sans me regarder, jette mes clés. En regardant autour, deux autres garçons s'assissent pacifiquement en face de moi, à même pas cinq mètres de loin. Je sens la moquerie dans leur regards, même je ne voie pas clairement, qui semblent me dire: Tu mérite tout ça, sale Chinois! Nous allons te faire souffr! Tu n'as rien à plaindre, c'est toi qui entre dans notre territoire et nous laisse au chômage ... Personne vient.

J'ai perdu 300 DA. C'est rien, mais je suis totalement humilié. Je me lève lentement et je reste là, sans bouger, choqué.

Dix secondes après, les hommes qui ont fini leur prière entrent dans la rue. Et je vois maintenant pourquoi les gamins me laissent brusquement.

" Vous n'êtes pas honteux !!!! " Je hurle furieusement vers ces deux garçons en face de moi, à travers la rue. Ma voix est tordue par la douleur de la gorge et la colère.

Vous n'êtes pas honteux !!!!!!!!?



par Gay Chinois A Alger
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