Pour bien éviter des agressions, je prends un autre itinéraire pour aller à la salle de musculation.
Autrement dit, je laisse tomber ce raccourci à la pente des annassers et je ferai chaque fois un grand contour. ( Excuse-moi, mais je maudis les gens qui habitent à l’aise près d’une salle de gym et n’y sont jamais entrés.) De plus, un couteau caché dans la manche me rend plus assuré.
Par rapport à l’ancien itinéraire, la distance est doublée. Mais au moins je suis plus rassuré que je ne reçoit pas un coup de surprise à la tête de l’arrière... enfin... pour l’instant, puisque je ne sais pas si... un jour... les gamins détectent mes traces...
D’un pas ferme, je marche dans la rue avec toute la vigilance. Je fais toujours attention à mon arrière, s’il y a des gens qui me suivent, des pas étranges, des regards malveillants... Le son d’une feuille chassé par le vent et frôlé le sol pourrait me faire sursauter légèrement... 40 minutes ou plus après, j’arrive finalement au centre de Riadh El Feth. On a rajouté une barrière de sécurité récemment à l’entrée du centre. Pour moi, c’est vraiment un peu gênant. Comment expliquer ce couteau dans le sac pour me défendre ? Aucun moyen. (Pourtant, on voit d’un autre côté, la sécurité au monument se dégrade aussi. Monsieur A a bien exclamé auparavant, qu’il viennent de plus en plus de voyous dans ce centre.) Donc, je laisse toujours le couteau à l’extérieur et le reprend au temps de sortie.
Je monte au premier étage sous-sol, et je soulage, comme une charge lourde se décrochent de mes épaules. Tous mes nerfs se détendent au moment de voir le portail en verre de la salle de musculation.
Et ensuite, la conséquence... vous voyez bien. Je suis déjà fatigué, physiquement (40 minutes de monter et descendre) et mentalement (des inquiétudes, des surveillances attentives en route), avant d’entamer mon entraînement.
Maintenant vous comprenez pourquoi je m’énerve quand le nounours Kabyle me lance des plaisanteries en disant que je ne
m’entraîne pas bien, qui sont, aux yeux des autres, peu agaçants. Alors, ils ne voient pas mes efforts pour aller à cette salle lointaine et des risques que je subis.
Aujourd’hui, comme d’habitude (c’est une nouvelle habitude alors), je suis fatigué. Je me sens faible. Je ne supporte pas des charges lourdes... et l’indifférence
assez évidente de Monsieur A. La dernière fois qu’il a mentionné une rencontre sur Internet avec une blonde à TLEMCEN, et il a aussi mentionné son problème financier avec la banque. C’est pour ça
qui a l’air toujours dans la lune ces derniers jours durant le travail à la salle.
En dépit du problème avec la banque, il a l’intention de faire un voyage à une ville lointaine pour rencontrer une inconnue blonde dont l’apparence lui reste toujours un mystère (il n’a même pas vu sa photo). Je ne sais pas quoi dire.
Sa dépression me rend un peu déprimé aussi. J’ai décidé de partir un peu plutôt cette fois-ci. Monsieur A n’a manifesté aucun signe d’être stupéfait quand je lui ai annoncé mon départ. Normalement, je l’attends toujours jusqu’à la fermeture de la salle et on descend ensemble à la sortie du centre. « Comme tu veux, SONG, comme tu veux. » Il a répondu d’un air gêné.
Ainsi, avec une amertume profonde, je descends tout seul à la sortie. Après une vingtaine de minutes d’attente, il n’y a pas de surprise.
C’est-à-dire aucun taxi ne veut pas me prendre. Je continue à imaginer le changement pourrait porter à ces taxieurs si j’étais une femme, ou au moins ressemblais à une femme. L’expérience me
raconte que même un travesti a plus de chance à prendre un taxi que moi.
Dix minutes après, j’en ai marre à attendre. Le temps est beau, Je vais en profiter. La fraîcheur dans l’air me séduit à
faire une promenade pour rentrer. Pourtant, ce qui m’arrivait plus tard prouve une fois encore que la séduction est souvent de mauvaise foi.
Je commence à marcher. Quand je descends au carrefour où croisent des échangeurs, le policier n’est plus ça, c’est l’heure de la
sortie, je crois.
« XXX Chenoui XXX... !! » un cri vulgaire casse le silence agréable. Je ne comprends pas l’arabe, mais le ton me paraît dégoûtant, et j’ai bien saisi le mot Chinois. J’inspecte autour de moi, je
vois personne. Peut-être il y a un gamin me voit en haut de l’échangeur ? Ca m’arrive tout le temps avec les gamins quand ils voient un Chinois dans la rue. Donc, je ne réfléchis pas trop. Devant
moi, quelques ouvriers algériens sont en train de voir quelques choses nerveusement. Je suis leurs regards, et mon regard fixe sur une bande de gamins se traîner à l’autre côté de la rue, avec un
bâton quelconque brillant à la main, juste à la sortie de la pente (aussi l’entrée du carrefour) où j’étais chassé par des agresseurs la dernière fois.
J’avance sans aucune hésitation. A cette heure ci, il y a encore des passants et des véhicules dans la rue. Pourtant, sans aucune surprise, les gamins commencent à me jeter des pierres, en criant
des mauvais noms à haute voix. Tout d’un coup, une rage de colère me saisit : Pourquoi je dois subir de telles humiliations au public ? Pourquoi je ne peux pas continuer ma promenade sans être
emmerdé par ces putains de voyous ?
Avec une fureur, je commence à lancer les pierres à travers la rue, en criant aussi des mots tel Salaud ou voleur. J’ai l’air vraiment ridicule, je sais, puisque les gens dans la rue nous
regardent, mais personne n’avance pour nous arrêter.
Finalement, le plus âgé parmi ces gamins, un mec de mon âge, s’avance pour me bagarrer. Ils ne supportent non plus d’être traités comme « Salaud » ou « Bandits » au public et je crois qu’ils
partagent un peu mon sentiment maintenant.
Il se fonce vers moi et s’immobilise d’un coup brutal devant moi, quand il constate le couteau pointé vers lui. Je le fixe avec un regard du vainqueur jusqu’à ce qu’il éprouve la peur à ses yeux.
Et je baisse le couteau. Pourtant, c’est là que j’ai fait une erreur vitale. J’aurais dû le tuer avec ce couteau.
Deux secondes plus tard, il est revenu avec un gros bâton à la main et je suis obligé de m’enfuir. Les gamins me chassent dans la rue, où il y a de nombreux de boutiques ouvertes, où beaucoup
d’hommes discutent avec leurs putain de café à la main, où personne n’interviennent.
Je n’arrête pas de crier « Au voleur ! ». Les gens dans la rue restent totalement indifférents, comme s’ils étaient en train de voir un théâtre. Cette folie entre les agresseurs et la victime ne
provoque aucune réaction. A ce moment-là, je ne sais plus lequel je haïs le plus, l’agresseur ou le sale spectateur de la crime !?
Heureusement, je me suis échappé. Physiquement, je ne reçois aucune blessure. Mais mentalement, je suis dévasté, totalement humilié et mon cœur est dévoré par la fureur. Une fois encore, je m’en
veux. En tant qu’un intellectuel, je déteste pour la première fois ce qu’il m’apprend à l’école et à la famille. « N’utilise pas la violence ! » A chier ! « Respecter les autres ! » A chier
! « ne fais jamais du mal aux autres ! » A chier ! Maintenant je n’ai qu’une voix aiguë dans la tête : « Tue-le ! Tue-le ! Tuer ce sal agresseur ! »
Quand je passe par le commissariat, j’hésite si je dois entrer déposer une plainte. Déçu plusieurs fois par l’incompétence des policiers, je décide toutefois de tenter ma chance une fois encore.
J’ai fait toutes mes forces à calmer les nerfs et j’entre dans le commissariat.
Un homme moustachu avec un gros ventre me reçoit. D’abord, il me refuse puisque je n’ai pas de passport sur moi. Et puis, après mon explication, d’un air bien vexé, il a arrêté ma longue plainte
bien détaillée avec de l’impatience : « Tu réponds à ma question ! Ni moins ! Ni plus ! Comprends ! ». Ensuite, il ma laisse dans la salle d’attente. Je n’ai même pas le temps d’aborder
l’apparence physique de mes agresseurs.
20 minutes après, il revient pour m’annoncer qu’il ne s’occupe pas de ça et je dois aller dans un autre commissariat pour déposer une plainte. Et effectivement, je laisse tomber cette idée de
déposer la plainte, puisqu’il est tard dehors, et des voyous se baladent dans la rue, prêts à agresser des faibles ou étrangers qui ne sont évidemment pas inclus dans l’occupation des policiers
.
Enfin, c’est pas surprenant. Je me rappelle bien que la dernière fois, les policiers aient refusé notre plainte puisque l’ouvrier chinois blessé par les agresseurs ne parle pas l’arabe.
Et bien sûr, c’est pas la peine de mentionner qu’ils n’ont jamais attrapé les agresseurs qui ont volé les portables de mes collègues.
De plus, il vaut mieux de ne pas parler de ce supérieur au commissariat, qui nous demande de lui envoyer un camion de ferraillage gratuitement pour sa maison. Dès que nous l’avons refusé, il
rejette toutes nos plaintes.
Et bien sûr, c’est pas la peine de vous faire savoir les rumeurs répandus parmi les habitants de ce quartier disant que la plupart des voyous dans la rue sont les fils des policiers.
Oui, ce n’est pas la peine. Et je n'en parle pas.
Que penses-tu
quand ce superhéro poilu devient Gay ? :)
En général, je suis assez nerveux ces derniers jours à cause
d'une série d'événements défavorables dans la vie personelle.
Right now he's probably chatting
with his gangster friends,
C'est un peu drôle que je tire toujours plus de plaisir à dessiner les vilains que les héros. Merci beaucoup pour de gentils messages que vous
laissés. Je travaille toujours sur cette histoire du jeu qui change le destin de trois garçons chinois, et j'aimerais bien tenté les autres projets avec vous aussi si vous avez de bonnes idées.
Merci.


A 23H, avec le faible espoir et le dernier courage, je
demande l'adresse de MSN à Monsieur A, qui m'a répondu: j'avais une chez Hotmail, mais ça fait des mois que je l'ai pas utilisé. Ca ne marche pas des choses sur Internent. J'ai parlé avec une
canadienne avant pendant huit mois, et puis elle a dit que l'Algérie est trop loin, bla bla bla. C'est une écrivain d'ailleurs...
Voilà ce qui
explique mon absence ( si vous me trouver nul part sur Internet... ni sur le chatroom, ni sur le MSN or ICQ). :)
Donc, j'ai passé les derniers jours à dessiner ma chérie "BD". Je suis fou d'elle. Et cette fois-ci,
ce ne sont pas de simples dessins que j'ai fait. Je voudrais réaliser une histoire ( peut-être c'est parce que je suis inspiré par mon cher Logan ?), et j'ai déjà accompli quelques pages. Vous
trouvez ici quelques dessins avant-premières (preview). C'est une histoire fantasme sous forme d'un comic Gay Erotic. Pour l'instant, toutes les dialogues sont en Englais ( Je ne sais pas pourquoi
j'ai choisi l'anglais au lieu de l'écrire en ma langue maternelle, peut-être c'est parce que cette histoire se déroule dans un monde fantastique assez anglo-saxon et germanique ? De plus, vu mon
niveau de français, je ne me sens pas à l'aise de le traduire en français, qui peut m'aider ? Volontié ? D'ailleurs, ça se fera quand j'aurai des lecteurs francophone. Sinon, ça ne vaut pas la
peine, malheureusement.

heyao198257@hotmail.com, voilà
mon e-mail et MSN adresse.
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