Mardi 3 juin 2008
Après une journée de travail fatiguant, j'ai fait tous les efforts à me convaincre à ne pas manquer la séance d'aujourd'hui de la
musculation.
Après le dîner, comme toujours, je mets une boutieille d'eau Ifri dans le sac à dos, vérifier les gants, la carte d'adhérent et je me change en habille et chaussures sportifs en jettant sous le lit les chaussures en cuir de travail .
Ensuite, comme d' habitude, malgré les risques des agressions qui m'arrivent trop souvent, je sors 2000DA de mon portefeuille et les met dans la poche. Peut-être je ne les touche pas pour le reste de la journée, mais... qui sait... peut-être mon admirateur secret décide de me confier son admiration ce soir et je l'inviterais au restaurant ?
Peut-être Monsieur.A va laisser tomber la routine prière dans la mosquée à 22H38 ce soir et je l'inviterais au restaurant ?
Peut-être Monsieur.R va m'attendre jusqu'à la fin de la soirée et je l'inviterais au restaurant ?
Hélas! Pauvre moi, je n'ai vraiment pas d'autre moyens à plaire à un garçon que l'inviter au restaurant !!!!!?
Oui, Monsieur.R! Quand même ça se passe des choses entre nous deux récemment. Non, non, non, je n'ai jamais franchi le deuil de l'amitié, mais... je commence à voir ses intentions un tout petit peu. la semaine dernière, quand il m'a accompagné à rentrer dans la base de vie avec ses copains. Nous tous les deux s'asseoient à la derrière, et j'ai remarqué sa photo à la plage est affichée comme le fond d'écran de son portable. Et il commence à me montrer ces photos où il est moitié à poil de sorte que j'ai senti un peu de la séduction de sa part.
Bon... j'ai fais semblant de rien sentir et complimente sur son beau corps. Après les compliments, je détourne immédiatement le sujet. Oui, je sais, c'est assez honteux de suspecter un garçon si gentil avec moi, mais simplement je suis très sensible et pour le moment, je ne pense qu'à lier une simple amitié avec lui. De plus, compte tenu de sa caractère extraverti et sociable et ses expériences de vivre aux Etats-Unis, je ne suis pas surpris de voir qu'il montre ses photos sexys à tous les copains qu'il connait. (vraiment ?)
Alors, mes rencontres dans la salle avec Monsieur.R juste après ce soir-là, il devient moins enthousiatic envers moi et il ne propose plus de m'accompagner à la base de vie. Ben, peut-être il devient occupé ces derniers jours...
Toutes ces pensées se passent dans ma tête quand je met les clés dans mon sac à dos avant de partir. Après tout est prêt, je ferme silencieusement la porte da ma chambre, descend l'escalier d'un pas léger, et essaie de passer inaperçu et tout à fait normal devant mes collègues qui dînent encore dans la cantine pour qu'ils ne suspectent pas que je sors à l'extérieur.
Quand tu vis avec les Chinois, une régle à retenir est qu'il faut toujours êtres " Moyen", autrement dit, il ne faut pas être remarquable. Vivre médiocre = vivre heureux est un principe pour la plupart des Chinois. Peu d'étrangers connaissent que la "Chine" en Chinois veut dire " Pays au milieu" ou " Pays moyen".
Avant de sortir de l'entrée, je saluent les agens de sécurité, et ils connaissent tous que je fais la musculation au monument.
Une fois sortir de la base, je tombe sur un taxi jaune. Quelle chance! Normalement, je dois attendre presque 30 minutes au moins à l'arrêt de bus et subir quelques refus embarrassants des taxieurs pour monter éventuellement au bord. Aujourd'hui serait un peu différent...
Le taxieur est un homme à taille moyenne en jean, avec une cigarette dans la bouche. Son menton est mal rasé, et il ne comprend pas ma question: " Combien ça coute pour aller au monument ?".Malgré un peu de malaise, en crainte de la longue attente du taxi tout seul si je refuse celui-ci, je reste avec lui. Finalement, je comprends qu'il demande 200 DA.
Il faut noter que, avec le compteur, il coûte normalement 50DA pour aller de la base de vie chinoise au monument où se trouve la salle de musculation.
De plus, je n'aime pas vraiment d'être surchargé par le taxieur. Je commence à discuter avec lui en lui offrant 100DA et puis 150DA. Il me réponds à haute voix en arabe avec une certaine colère. Je le prends comme un "oui, d'accord".
La circulation à cette heure-ci est toujours lourde. Le taxi se trouve dans une longue filé de voitures qui ne s'avance pas. Je suis légèrement agacé par l'attitude du taxieur, mais je ne pense pas encore à descendre et trouver un autre, vu la difficulté de trouver un taxi et l'impossibilité de trouver un taxieur aimable et charmant ici.
Soudain, deux gamins d'un âge de 15 ou 16 ans qui marchent au trottoir se dirigent vers notre taxi. J'entends immédiatement une alarme dans ma tête et détourne les regards. Sans surprise, un gamin a essayé d'ouvrir la porte du taxi de mon côté en fredonnant quelques mots en arabe , et puisque elle est verrouillée et le vitre est fermé ( J'ai eu l'expérience d'être frappé par des gamins quand j'étais coincé dans le taxi, OK? j'apprends et je prends des précautions nécessaires. Autrement dit, fermer le vitre quand tu es dans un taxi): il s'appuis à la porte du taxi et crache sur moi. A travers le vitre, je vois sa salive coule sur la surface du vitre du haut en bas et forme une trace dégoûtante.
Durant toute cette "comédie affectueuse" pleine d'émotions morbides, le taxieur n'a pas dis un mot.
Le taxi redémarre et s'arrête devant un restaurant dix secondes après. " Reste-là! Je reviens ." Le taxieur me lance ces deux mots en sortant du taxi.
Je suis mal à l'aise d'être coincé tout seul dans un taxi qui s'arrête dans une rue où j'étais craché il y a dix secondes. Juste devant, une bande de gamins m'ont déjà aperçu et ils discutent entre eux. Sans une hésitation, je ferme la porte grand-ouverte du côté du taxieur et ferme le vitre aussi. Presque trois minutes... à peu près cinq minutes passent... pourquoi le taxieur ne revient pas encore ?
J'ai l'envie de voir l'heure sur mon portable, mais je croise une fois encore les regards des gamins de loin, et je décide de ne pas le faire.
Comment ces quelques minutes me semble longues et pénibles! Je commence à regretter de monter si facilement sur le taxi et me demander si le taxieur reviendrait...
Enfin, dix minutes après, le taxieur revient, en tenant un sandwich à la main et des nouvelle cigarette dans la poches. " Tu manges ?" Il me tend le sandwich. " Non, non, merci" en voyant le papier graissé couvrant son "dîner", probable, je le refuse en fronçant un peu les sourcils.
Le taxi redémarre pour la deuxième fois. Je me soulage un peu et sors le portable pour consulter ma boîte d'emails à Hotmail, tandis que le taxieur me demande " Fais voir!". Je refuse. En même temps, je constate qu'il n'a pas pris le raccourci que les taxieurs ont l'habitude de prendre vers le monument.
" Non, non, il faut descendre là!" je lui signale. Pourtant, à ma surprise, il me répond avec un hurlement " ça suffit! Tu descends! DESCENDS!!!!!".
" 200 DA!" Il me tend la main sans la moindre honte.
Il fait au plus 200 mètre de l'entrée de la base de vie, et j'ai attendu un putain de 10 minutes pour l'attendre dans le taxi et il me demande 200 DA ? Sans mentionner qu'il m'abandonne dans cette rue mal considérée !
" 200 DA!" il me hurle avec une voix plus agaçante.
" J'en ai rien!" ma colère m'a fait pousser un cri lourd. Je lui jette une monnaie de 50 DA et je descend du taxi en claquant la porte. Le grand bruit provoques quelques attentions des passants dans la route.
Avec tant de colère, je suis sûr que, si quelqu'un vient me cracher dessus à ce moment, je vais le tuer.
Je reviens à l'arrêt où je monte à ce taxi malheureux. Assis au banc, je reponds tous les regards curieux des Algériens qui passent devant moi dans leurs voitures avec un regard de haine.
Pourtant, les choses suivantes se passent plutôt bien. J'ai réussi...j'ai bien dit "réussi"... à prendre un taxi avec un chauffeur plus aimable 30 minutes après. Et quand j'arrive dans la salle, la séance n'est pas encore commencée.
L'atmosphère est bien différente dans la salle. Les
garçons, plutôt les nouveaux adhérents je crois, me saluent, y inclus ce garçon musclé pour qui j'ai un tout petit faible secretement. Comment toujours, je leur répond avec un sourir et quelques
mots polis. Et je me sens dans un monde différent.
Le reste de la soirée se passe toujours bien. Les garçons s'entraident durant l'entraînement et l'atmosphère amicale dans la salle me remonte le moral, bien que Monsieur.A me reste toujours un peu indifférent et Monsieur.R décide toujours de partir avant moi. Maintenant je ne vois Monsieur.A que comme un ami. Je le salue avec des bisous doux. J'accepte ses instructions avec un sourir modeste. Et je ne parle plus des choses sentimentales avec lui. Je me sens tranquille.
A la fin de l'entraînement, j'ai eu une conversation agréable avec Monsieur.S - a.k.a Le grand nounours marié qui j'adore, avec qui je tire toujours du plaisir d'une conversation la plus banale du monde.
Je lui raconte ma rencontre fatale avec le taxieur aujourd'hui, et je suis bien d'accord avec ce qu'il dit: Ce sont des gens mal élevés qui font ça, et ce sont des mal faiteurs qui peuvent causer du mal à n'importe qui, soit Algérien, soit Chinois.
" Quand même tu as constaté l'atmosphère différente ici, non ?" poursuit Monsieur S, " Les gens t'aime bien ici."
Un garçon passe par lui et ils s'échangent quelques mots en arabe sur moi, je crois, et puis ils éclatent en rire. Je lui demande ce qu'ils ont dit.
" Il m'a demandé ce que tu fais comme travail" m'explique-t-il, " je lui dis que tu travailles à la construction. Et il me dis ' Ah, bon, j'ai besoin justement un appartement F3'".
Je ris avec lui. Enfin, le rire arrive un peu tard aujourd'hui. Mais mieux tard que jamais, non ?
Toutefois, Monsieur. S a senti quelques choses étrangères dans mon rire: " Qu'est-ce qu'il va pas, SONG?"
" Mon entreprise a décidé... " réponds je en bien respirant. Pour la première fois, je raconte cette nouvelle fatale à un ami Algérien "... de changer mon poste de travail..."
Après le dîner, comme toujours, je mets une boutieille d'eau Ifri dans le sac à dos, vérifier les gants, la carte d'adhérent et je me change en habille et chaussures sportifs en jettant sous le lit les chaussures en cuir de travail .
Ensuite, comme d' habitude, malgré les risques des agressions qui m'arrivent trop souvent, je sors 2000DA de mon portefeuille et les met dans la poche. Peut-être je ne les touche pas pour le reste de la journée, mais... qui sait... peut-être mon admirateur secret décide de me confier son admiration ce soir et je l'inviterais au restaurant ?
Peut-être Monsieur.A va laisser tomber la routine prière dans la mosquée à 22H38 ce soir et je l'inviterais au restaurant ?
Peut-être Monsieur.R va m'attendre jusqu'à la fin de la soirée et je l'inviterais au restaurant ?
Hélas! Pauvre moi, je n'ai vraiment pas d'autre moyens à plaire à un garçon que l'inviter au restaurant !!!!!?
Oui, Monsieur.R! Quand même ça se passe des choses entre nous deux récemment. Non, non, non, je n'ai jamais franchi le deuil de l'amitié, mais... je commence à voir ses intentions un tout petit peu. la semaine dernière, quand il m'a accompagné à rentrer dans la base de vie avec ses copains. Nous tous les deux s'asseoient à la derrière, et j'ai remarqué sa photo à la plage est affichée comme le fond d'écran de son portable. Et il commence à me montrer ces photos où il est moitié à poil de sorte que j'ai senti un peu de la séduction de sa part.
Bon... j'ai fais semblant de rien sentir et complimente sur son beau corps. Après les compliments, je détourne immédiatement le sujet. Oui, je sais, c'est assez honteux de suspecter un garçon si gentil avec moi, mais simplement je suis très sensible et pour le moment, je ne pense qu'à lier une simple amitié avec lui. De plus, compte tenu de sa caractère extraverti et sociable et ses expériences de vivre aux Etats-Unis, je ne suis pas surpris de voir qu'il montre ses photos sexys à tous les copains qu'il connait. (vraiment ?)
Alors, mes rencontres dans la salle avec Monsieur.R juste après ce soir-là, il devient moins enthousiatic envers moi et il ne propose plus de m'accompagner à la base de vie. Ben, peut-être il devient occupé ces derniers jours...
Toutes ces pensées se passent dans ma tête quand je met les clés dans mon sac à dos avant de partir. Après tout est prêt, je ferme silencieusement la porte da ma chambre, descend l'escalier d'un pas léger, et essaie de passer inaperçu et tout à fait normal devant mes collègues qui dînent encore dans la cantine pour qu'ils ne suspectent pas que je sors à l'extérieur.
Quand tu vis avec les Chinois, une régle à retenir est qu'il faut toujours êtres " Moyen", autrement dit, il ne faut pas être remarquable. Vivre médiocre = vivre heureux est un principe pour la plupart des Chinois. Peu d'étrangers connaissent que la "Chine" en Chinois veut dire " Pays au milieu" ou " Pays moyen".
Avant de sortir de l'entrée, je saluent les agens de sécurité, et ils connaissent tous que je fais la musculation au monument.
Une fois sortir de la base, je tombe sur un taxi jaune. Quelle chance! Normalement, je dois attendre presque 30 minutes au moins à l'arrêt de bus et subir quelques refus embarrassants des taxieurs pour monter éventuellement au bord. Aujourd'hui serait un peu différent...
Le taxieur est un homme à taille moyenne en jean, avec une cigarette dans la bouche. Son menton est mal rasé, et il ne comprend pas ma question: " Combien ça coute pour aller au monument ?".Malgré un peu de malaise, en crainte de la longue attente du taxi tout seul si je refuse celui-ci, je reste avec lui. Finalement, je comprends qu'il demande 200 DA.
Il faut noter que, avec le compteur, il coûte normalement 50DA pour aller de la base de vie chinoise au monument où se trouve la salle de musculation.
De plus, je n'aime pas vraiment d'être surchargé par le taxieur. Je commence à discuter avec lui en lui offrant 100DA et puis 150DA. Il me réponds à haute voix en arabe avec une certaine colère. Je le prends comme un "oui, d'accord".
La circulation à cette heure-ci est toujours lourde. Le taxi se trouve dans une longue filé de voitures qui ne s'avance pas. Je suis légèrement agacé par l'attitude du taxieur, mais je ne pense pas encore à descendre et trouver un autre, vu la difficulté de trouver un taxi et l'impossibilité de trouver un taxieur aimable et charmant ici.
Soudain, deux gamins d'un âge de 15 ou 16 ans qui marchent au trottoir se dirigent vers notre taxi. J'entends immédiatement une alarme dans ma tête et détourne les regards. Sans surprise, un gamin a essayé d'ouvrir la porte du taxi de mon côté en fredonnant quelques mots en arabe , et puisque elle est verrouillée et le vitre est fermé ( J'ai eu l'expérience d'être frappé par des gamins quand j'étais coincé dans le taxi, OK? j'apprends et je prends des précautions nécessaires. Autrement dit, fermer le vitre quand tu es dans un taxi): il s'appuis à la porte du taxi et crache sur moi. A travers le vitre, je vois sa salive coule sur la surface du vitre du haut en bas et forme une trace dégoûtante.
Durant toute cette "comédie affectueuse" pleine d'émotions morbides, le taxieur n'a pas dis un mot.
Le taxi redémarre et s'arrête devant un restaurant dix secondes après. " Reste-là! Je reviens ." Le taxieur me lance ces deux mots en sortant du taxi.
Je suis mal à l'aise d'être coincé tout seul dans un taxi qui s'arrête dans une rue où j'étais craché il y a dix secondes. Juste devant, une bande de gamins m'ont déjà aperçu et ils discutent entre eux. Sans une hésitation, je ferme la porte grand-ouverte du côté du taxieur et ferme le vitre aussi. Presque trois minutes... à peu près cinq minutes passent... pourquoi le taxieur ne revient pas encore ?
J'ai l'envie de voir l'heure sur mon portable, mais je croise une fois encore les regards des gamins de loin, et je décide de ne pas le faire.
Comment ces quelques minutes me semble longues et pénibles! Je commence à regretter de monter si facilement sur le taxi et me demander si le taxieur reviendrait...
Enfin, dix minutes après, le taxieur revient, en tenant un sandwich à la main et des nouvelle cigarette dans la poches. " Tu manges ?" Il me tend le sandwich. " Non, non, merci" en voyant le papier graissé couvrant son "dîner", probable, je le refuse en fronçant un peu les sourcils.
Le taxi redémarre pour la deuxième fois. Je me soulage un peu et sors le portable pour consulter ma boîte d'emails à Hotmail, tandis que le taxieur me demande " Fais voir!". Je refuse. En même temps, je constate qu'il n'a pas pris le raccourci que les taxieurs ont l'habitude de prendre vers le monument.
" Non, non, il faut descendre là!" je lui signale. Pourtant, à ma surprise, il me répond avec un hurlement " ça suffit! Tu descends! DESCENDS!!!!!".
" 200 DA!" Il me tend la main sans la moindre honte.
Il fait au plus 200 mètre de l'entrée de la base de vie, et j'ai attendu un putain de 10 minutes pour l'attendre dans le taxi et il me demande 200 DA ? Sans mentionner qu'il m'abandonne dans cette rue mal considérée !
" 200 DA!" il me hurle avec une voix plus agaçante.
" J'en ai rien!" ma colère m'a fait pousser un cri lourd. Je lui jette une monnaie de 50 DA et je descend du taxi en claquant la porte. Le grand bruit provoques quelques attentions des passants dans la route.
Avec tant de colère, je suis sûr que, si quelqu'un vient me cracher dessus à ce moment, je vais le tuer.
Je reviens à l'arrêt où je monte à ce taxi malheureux. Assis au banc, je reponds tous les regards curieux des Algériens qui passent devant moi dans leurs voitures avec un regard de haine.
Pourtant, les choses suivantes se passent plutôt bien. J'ai réussi...j'ai bien dit "réussi"... à prendre un taxi avec un chauffeur plus aimable 30 minutes après. Et quand j'arrive dans la salle, la séance n'est pas encore commencée.
L'atmosphère est bien différente dans la salle. Les
garçons, plutôt les nouveaux adhérents je crois, me saluent, y inclus ce garçon musclé pour qui j'ai un tout petit faible secretement. Comment toujours, je leur répond avec un sourir et quelques
mots polis. Et je me sens dans un monde différent.Le reste de la soirée se passe toujours bien. Les garçons s'entraident durant l'entraînement et l'atmosphère amicale dans la salle me remonte le moral, bien que Monsieur.A me reste toujours un peu indifférent et Monsieur.R décide toujours de partir avant moi. Maintenant je ne vois Monsieur.A que comme un ami. Je le salue avec des bisous doux. J'accepte ses instructions avec un sourir modeste. Et je ne parle plus des choses sentimentales avec lui. Je me sens tranquille.
A la fin de l'entraînement, j'ai eu une conversation agréable avec Monsieur.S - a.k.a Le grand nounours marié qui j'adore, avec qui je tire toujours du plaisir d'une conversation la plus banale du monde.
Je lui raconte ma rencontre fatale avec le taxieur aujourd'hui, et je suis bien d'accord avec ce qu'il dit: Ce sont des gens mal élevés qui font ça, et ce sont des mal faiteurs qui peuvent causer du mal à n'importe qui, soit Algérien, soit Chinois.
" Quand même tu as constaté l'atmosphère différente ici, non ?" poursuit Monsieur S, " Les gens t'aime bien ici."
Un garçon passe par lui et ils s'échangent quelques mots en arabe sur moi, je crois, et puis ils éclatent en rire. Je lui demande ce qu'ils ont dit.
" Il m'a demandé ce que tu fais comme travail" m'explique-t-il, " je lui dis que tu travailles à la construction. Et il me dis ' Ah, bon, j'ai besoin justement un appartement F3'".
Je ris avec lui. Enfin, le rire arrive un peu tard aujourd'hui. Mais mieux tard que jamais, non ?
Toutefois, Monsieur. S a senti quelques choses étrangères dans mon rire: " Qu'est-ce qu'il va pas, SONG?"
" Mon entreprise a décidé... " réponds je en bien respirant. Pour la première fois, je raconte cette nouvelle fatale à un ami Algérien "... de changer mon poste de travail..."














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